L’art des cavernes n’est pas apparu d’abord en Europe

Jusqu’à présent, il était admis que l’art des cavernes était apparu, il y a 40 000 ans, d’abord en Europe. Une découverte faite en Indonésie remet en question cette théorie. Il y a 40'000 ans, l'Asie connaissait déjà les pochoirs

Alors qu’il était admis que l’art des cavernes était apparu d’abord en Europe, il y a 40 000 ans, la découverte de représentations de mains remontant à 39 900 ans, en Indonésie, remet en cause tout ce que l’on croyait savoir sur la découverte de l’art.

C’est dans les grottes de Maros, sur l’île indonésienne de Sulawesi, qu’il a été découvert des représentations de mains en négatif, c’est-à-dire des peintures réalisées avec une technique de pochoir.

Une autre œuvre, représentant un cochon babirusa, a également été découverte dans ces grottes, elle remonte à 35 400 ans, ce qui fait de cette œuvre l’une des premières peintures figuratives au monde.

Ces découvertes remettent en question le fait qu’il était jusqu’alors admis que l’art des cavernes était apparu, il y a 40 000 ans, d’abord en Europe. « Nos datations montrent qu’à peu près au même moment, à l’autre bout du monde, des hommes réalisaient des peintures d’animaux aussi remarquables que celles des grottes de France et d’Espagne pendant l’Âge de glace », explique Maxime Aubert, de l’université australienne Griffith.

Alors que les Européens ne peuvent plus revendiquer être les seuls à avoir été les premiers à développer un esprit d’abstraction, cette découverte pose la question de savoir s’il est possible que l’art des cavernes soit apparu de façon indépendante à peu près au même moment aux deux extrémités de la répartition géographique des premiers hommes modernes, ou s’il existe un tronc commun qui pourrait être que l’art pariétal aurait été largement pratiqué par le premier Homo Sapiens à quitter l’Afrique des dizaines de milliers d’années auparavant.

Selon ces hypothèses, il pourrait bien avoir d’autres découvertes, dans d’autres régions du monde.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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