L’avenir de l’auto américaine se dessine à la Silicon Valley

General Motors, Ford et les autres constructeurs américains traditionnels ne sont pas dans la Silicon Valley. Mais l’émergence de Tesla et de Google, ainsi qu’Apple, laisse à penser que l’auto américaine de demain sera californienne.

En présentant sa Roadster en 2006, une voiture sportive tout-électrique, Tesla est devenue la marque automobile chouchou des stars. Depuis, ce nouveau venu a eu une ascension fulgurante même s’il ne se vend actuellement qu’un seul modèle : la berline Model S.

De son côté, Google travaille depuis plusieurs années sur sa voiture autonome. Aujourd’hui, un prototype est pleinement fonctionnel, prêt à faire des essais en situations réelles.
Comme si cela ne suffisait pas, on apprend aussi qu’Apple sera intéressé par la conception d’une voiture. Selon les rumeurs, il pourrait s’agir d’un véhicule électrique et, pourquoi pas, autonome dans un second temps.

Alors que l’industrie automobile américaine rime habituellement avec General Motors, Ford et FCA US (ex-Chrysler), que pensez de l’arrivée sur ce marché de Tesla, Google et Apple ? La réponse est que cet intéressement de la Silicon Valley est pris très au sérieux. « Au vu des capacités technologiques phénoménales d’Apple, ce n’est pas une surprise de les voir débarquer dans l’automobile », déclare un porte-parole de GM, alors que son homologue de FCA US ajoute : « Nous ne commentons pas quelque chose que nous n’avons pas vu ».

Malgré ces déclarations quelque peu rassurantes, les trois géants de Detroit, berceau de l’industrie automobile américaine, comptent bien s’accrocher au marché vu que GM va produire un véhicule électrique grand public, Ford accélère dans la voiture sans chauffeur et FCA US a relancé avec succès la marque Jeep, une réaction qui laisse penser à une contre-attaque face à la menace californienne.

Riche d’une trésorerie de 180 milliards de dollars, Apple dispose des liquidités nécessaires pour un tel projet même si le métier de constructeur automobile et très différent de celui de fabricant de téléphones. Alors que la marque à la pomme réalise habituellement des marges de 40%, la moyenne dans le secteur automobile est d’environ 5%, sans oublier des coûts de développement prohibitifs, notamment dans le tout électrique. Faisant référence à Tesla qui n’a toujours pas engrangé le moindre bénéfice, Brett Smith, directeur au Center for Automotive Research, déclare : « Démarrer un groupe automobile c’est le meilleur moyen de jeter de l’argent par les fenêtres ».

Bill Visnic, analyste au cabinet spécialisé Edmunds.com, pense que « Apple n’est pas une menace immédiate pour les constructeurs traditionnels, car il faut du temps pour produire une voiture, soit cinq à sept ans ». Mais voilà, que se passera-t-il dans quelques années, est-ce que l’automobile américaine aura migré à la Silicon Valley ?

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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