Est-ce que l’avenir du stockage de données passe par l’ADN ? Microsoft veut faire le test

Des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich (Suisse) ont démontré qu’une seule molécule d’ADN est capable de stocker des données numériques pendant plus de 2000 ans sans qu’elles soient altérées. Le plus incroyable est que, théoriquement, un fragment d’ADN peut contenir jusqu’à 300 000 téraoctets de données. Cela signifie qu’un simple gramme d’ADN permet de stocker un million de giga-octets !

Comparativement aux dizaines de téraoctets d’un disque dur actuel, cette énorme capacité de stockage dans un espace très restreint a de quoi faire rêver. Cela fait tellement rêver Microsoft que la firme de Redmond vient d’acheter 10 millions de brins d’ADN pour pouvoir évaluer cette possibilité de stocker des données. Pour ce faire, l’entreprise californienne vient de conclure un partenariat avec Twist Bioscience pour la fourniture de brins d’ADN synthétique. « Notre plateforme de synthèse d’ADN à base de silicium offre le moyen d’accélérer considérablement la capacité d’écrire l’ADN permettant de stocker des données. Nous sommes ravis de travailler avec Microsoft, et les chercheurs de l’Université de Washington, pour relever le défi croissant du stockage des données numériques », a commenté Emily M. Leproust, la PDG de Twist Bioscience.

Cette technologie a aussi de quoi faire rêver le grand public. Mais attention, elle n’est pas encore suffisamment au point pour être exploitée à grande échelle. En clair, votre prochain ordinateur n’est pas encore prêt à stocker des données dans l’ADN. En procédant à ce test, l’idée de Microsoft est de viser le futur, d’envisager et acquérir de l’expérience dans une technologie qui pourrait réellement débarquer dans quelques années.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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