Le FBI contredit Apple au sujet des backdoor dans iOS

Alors que Tim Cook accuse le FBI de réclamer des backdoors dans iOS, l’agence gouvernementale rétorque que ce n’est pas sa demande. Les enquêteurs ne veulent « que » lire la mémoire d’un téléphone.

La situation devient un peu confuse entre Apple et le FBI. Qui a raison ? Difficile à dire. Voici ce que l’on sait. Dans le cadre de l’enquête sur l’attaque terroriste de San Bernardino, un juge a ordonné à la marque à la pomme d’apporter son soutien technique aux enquêteurs pour qu’ils puissent lire les données stockées dans la mémoire d’un iPhone. En réponse à cette demande, Tim Cook s’est montré catégorique en répondant « non » au motif que la position du groupe technologique est de ne pas vouloir créer de backdoor. Justement, dans une lettre ouverte, le directeur du FBI affirme qu’il n’a jamais été question d’ouvrir un backdoor.

James Comey vient en effet d’écrire que les enquêteurs n’ont besoin « que » d’inspecter la mémoire du téléphone utilisé par le terroriste, et non pas d’installer des backdoors. En clair, il contredit Tim Cook. « Nous ne voulons détruire le chiffrement de personne, nous avons seulement besoin de débloquer le téléphone du terroriste sans devoir y passer dix ans », a-t-il écrit.

Cette réponse du FBI va jeter de l’huile sur le feu vu qu’elle signifie que c’est une véritable guerre de la communication qui est désormais engagée. Cela signifie qui chacun joue sur les mots afin de faire croire que son point de vue est juste.

En fait, le risque dans cette affaire est qu’il existe un amalgame entre la volonté des autorités, notamment la NSA et le FBI, de pouvoir court-circuiter le cryptage en créant des backdoors et cette enquête sur l’attaque de terroriste de San Bernardino. C’est pour cette raison que James Comey a tenté de recentrer le débat sur l’enquête et non pas sur la problématique du cryptage en général.

Il est certain que Tim Cook devrait rapidement répondre au patron du FBI. Est-ce que ses propos seront toujours aussi catégoriques ?

Votes
[Total : 0 votes en moyenne : 0]
PARTAGER
Article précédentAu Salon de Genève, Toyota compte faire l’événement
Article suivantQu’est-ce que les astronautes ont entendu derrière la Lune ?

Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here