Le fossile d’un serpent à pattes qui remet en cause les ancêtres aquatiques des serpents

On avait tendance à considérer que les ancêtres des serpents étaient aquatiques. La découverte d’un fossile de serpent à pattes remet en cause cette hypothèse.

Finalement, les ancêtres des serpents ne seraient pas d’origine aquatique, c’est la conclusion qui a été tirée de la découverte du Tetrapodophis amplectus, le fossile d’un serpent qui vivait au début du Crétacé, entre 146 et 100 millions d’années.

C’est au Brésil que ce fossile a été découvert il y a plusieurs années. Dans un premier temps, ce fossile a atterri dans une collection privée, loin des scientifiques. Heureusement pour la science, un paléobiologiste de Portsmouth (Royaume-Uni) a finalement pu l’étudier de près à partir de 2012.

Les découvertes qu’il a faites sont surprenantes. Il s’avère que le Tetrapodophis amplectus présente de nombreuses similitudes avec les serpents modernes, comme le museau court, la boite crânienne allongée, les écailles, les dents crochues ou encore la mâchoire très souple pour avaler de grosses proies. Le fossile est doté de 272 vertèbres, avec une structure vertébrale semblable à celle de ses descendants modernes, c’est-à-dire suffisamment souples pour tuer ses proies en les serrant.

Très similaire à nos serpents modernes, le Tetrapodophis amplectus est tout de même unique dans son genre avec ses quatre pattes.

De prime abord, ces pattes ne lui servaient pas à se déplacer, mais devaient plutôt lui servir lors de l’accouplement ou pour se saisir des proies.

Comme l’explique l’étude parue dans la revue Science, c’est la présence de ces quatre pattes qui suggère que l’origine de ses reptiles était terrestre et non pas marine.
Pour confirmer cette hypothèse, le paléobiologiste n’a pas non plus retrouvé la longue queue typique des reptiles aquatiques, par exemple les alligators, ce qui vise à conforter l’hypothèse que les serpents ne descendent pas d’ancêtres aquatiques.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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