The Legend of Zelda: Majora’s Mask : une seconde vie pour ce jeu incompris

Quinze ans après sa sortie, The Legend of Zelda: Majora’s Mask revient sur 3DS. Cette seconde vie pour ce jeu incompris sera l’occasion de faire mieux que la première fois.

Par rapport aux 7,6 millions de copies vendues d’Ocarina of Times, Majora’s Mask a déçu avec ses 3,3 millions d’exemplaires écoulés dans le monde. Pour cause, le jeu a été mal compris lors de sa sortie en 2000.

C’est en fait le pitch du jeu qui dérangeait : la Lune s’apprête à tomber sur la planète, dans 72 heures. Link, le héros, doit sans cesse remonter dans le temps pour éviter le moment fatidique, pour finir par l’empêcher. « C’est un peu le Zelda qui ressemble le moins à la série actuelle », explique Corentin Benoît-Gonin, journaliste au journal du Gamer. « Il n’y a que quatre donjons, l’ambiance est particulière, inquiétante. Face à la fin du monde, on passe son temps à résoudre les problèmes de tout le monde. C’est moins héroïque. »

« J’avais l’impression de vivre Le Jour sans fin. Ça me stressait, j’ai fini par me décourager et j’ai arrêté avant la moitié du jeu », témoigne pour sa part Papiluche, YouTuber de jeux vidéo. Son avis reflète d’ailleurs un sentiment général qui explique l’accueil mitigé qui a été réservé au 6e épisode des aventures de Link.

Pour Fabien Metsa, journaliste chez Jeuxvideo.com et bon connaisseur de la série, « Au-delà de ses qualités intrinsèques, Majora’s Mask est aussi sorti au crépuscule de la vie de la Nintendo 64. À l’époque, beaucoup de joueurs étaient déjà tournés vers la prochaine génération de consoles qui montrait le bout de son nez. Il fait injustement figure de mal aimé malgré les critiques dithyrambiques de la presse à sa sortie, alors qu’aujourd’hui, il est adulé et fait quasiment l’unanimité ».

Dri, auteur du blog Dreamnoid, relativise en expliquant que « Ce n’était pas la première ni la dernière rupture dans la série. Prenez Zelda II, qui a aussi longtemps été la bête noire de la saga. Il était plus proche d’un Castelvania au niveau de la maniabilité que d’un Zelda. Au final, Majora’s Mask divise comme peuvent le faire tous les épisodes atypiques ».

En effet, le jeu divise. Pour certains puristes, The Legend of Zelda: Majora’s Mask est tout simplement l’un des meilleurs épisodes de cette série culte. Sa réédition sur Nintendo 3DS ce vendredi va donc certainement les ravir, quinze ans après sa sortie initiale sur Nintendo 64.

Dri explique que « C’est le premier Zelda entièrement dirigé par Eiji Aonuma. Pour le développer, il n’avait qu’un an et demi, quand Ocarina of Time en avait demandé quatre. Au lieu de multiplier les donjons, il a ajouté de la profondeur. Contrairement à Miyamoto qui faisait passer la gameplay avant tout, Aonuma a donné une grande place au scénario. »

« C’est mon Zelda préféré », confie Corentin Benoît-Gonin du Journal du Gamer. « Il y a une finesse de mise en scène, des décors, des comportements des personnages. Malheureusement, l’innovation fait peu vendre. »

Délaissé par le grand public, Majora’s Mask s’est imposé au fil du temps comme une référence auprès des puristes. « Si je ne devais en retenir qu’un, ce serait celui-là. J’y ai joué pour la première fois quand j’avais 10 ans et quinze ans plus tard, c’est le Zelda qui est le plus resté avec moi. La plupart des jeux auxquels j’ai joué avant et après m’ont beaucoup moins marqué. Quand il est sorti, les gens n’ont pas trop compris, mais maintenant il est considéré pour lui-même », explique encore Dri.

« Majora’s Mask est un des épisodes les plus aimés et je ne me rappelle pas avoir entendu un fan de la série le considérer comme un mauvais Zelda », souligne Fabien Metsa.

Entre grand public et puriste, quel sera le succès The Legend of Zelda: Majora’s Mask sur 3DS ? Qu’en pensez-vous ? Est-ce que le jeu sera mieux compris cette fois ?

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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