L’électronique japonaise à la peine

Dernière les apparences trompeuses, l’électronique japonaise est à la peine, c’est ce que révèlent les derniers résultats trimestriels.

La saison de la publication des résultats trimestriels arrive à son terme au Japon. Pour les grands noms de l’électronique, le bilan est plutôt mitigé.

Sony

Avec un bénéfice net qui a plus que triplé sur une année à 82,4 milliards de yens (607 millions d’euros) pour le premier trimestre de l’exercice fiscal 2015/2016, la santé financière de Sony semble au beau fixe.

Le problème, c’est que Sony comptabilise en tant que profit d’exploitation la vente d’une activité de logistique et la réévaluation d’une participation dans une entreprise, deux éléments non récurrents qui ne devraient normalement pas être intégrés à ce stade de l’état financier, mais plutôt hors comptes d’exploitation.

De fait, cela signifie surtout que Sony cache le fait que le groupe n’est pas encore redevenu une entreprise à forte rentabilité.

Malgré cet artifice, le groupe japonais peut s’enorgueillir de la bonne santé de l’activité des composants et des bonnes performances de ses divisions de jeux vidéo et contenus en ligne, notamment en raison du succès commercial de la PlayStation 4.

Le groupe souffre sur les mobiles et les produits audiovisuels traditionnels (téléviseurs et appareils photo).

Sharp

Avec une perte nette de 34 milliards de yens (250 millions d’euros) pour le premier trimestre, la situation de Sharp, le pionnier des écrans à cristaux liquides (LCD), est nettement moins bonne. Le problème provient d’une absence totale de rentabilité opérationnelle.

Alors que le groupe élague depuis des années les branches mal en point, l’annonce de ces résultats est donc synonyme de nouvelles coupes. C’est ainsi que la fabrication des TV vendues sur le sol américain, ainsi que la distribution, seront cédées à des filiales du chinois Hisense, ainsi qu’une usine d’assemblage au Mexique.

Sharp abandonne aussi les TV et produits électroniques en Europe pour se concentrer sur le Japon et le reste de l’Asie.

Les seules bonnes nouvelles sont à mettre sur le compte de l’envolée des ventes de modules de caméras pour smartphones, et d’une hausse des recettes tirées des écrans LCD nus de grandes dimensions.
Pour rappel, Sharp est sur le fil du rasoir après avoir été secouru de justesse par ses banques. Le redressement fait mal, avec une nouvelle cure d’amaigrissement synonyme de 5 000 postes qui passeront à la trappe, soit 10% des effectifs.

Panasonic

Panasonic enregistre un bond de 57% de son bénéfice net à 59,5 milliards de yens (444 millions d’euros), une hausse qui cache le recul de la rentabilité. Alors que le chiffre d’affaires n’a progressé que de 0,3%, le bénéfice est dû à des facteurs exceptionnels tels que l’absence de dépenses induites l’année dernière par un rappel de produits et des impôts moins lourds.

Panasonic peut tout de même se targuer d’avoir réussi sa transition du grand public vers les produits professionnels. Ainsi, le groupe est n°1 un mondial des systèmes de divertissement embarqués dans les avions de ligne et un important fournisseur d’équipements pour le secteur de la santé. Cette stratégie permet de ne plus être frontalement opposé à Sony sur les marchés de l’audiovisuel.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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