Les Google Car ne sont pas encore 100% autonome !

En tant que voiture autonome, les Google Car devraient pouvoir se passer de conducteur. Comme le prouve un rapport, ce n’est pas encore le cas avec 341 interventions du conducteur.

L’État de Californie autorise la circulation des voitures autonomes sur ses routes pour autant qu’un conducteur soit toujours derrière le volant pour reprendre les commandes du véhicule. Comme le prouve un rapport du Department of Motor Vehicles de Californie, c’est une excellente directive.

Le document indique qu’une intervention humaine du conducteur a été nécessaire dans 341 situations, notamment en raison de 272 défaillances du système de pilotage autonome. Le rapport indique que ces interventions ont permis d’éviter 13 collisions. Alors que le leitmotiv des voitures autonomes est qu’elles vont permettre d’éliminer le risque d’accident, la réalité des tests est donc que ces véhicules ne sont pour le moment pas infaillibles.

Il est tout de même bon de relativiser ces chiffres. Par rapport aux 3 millions de kilomètres déjà parcourus par les Google Car, le nombre de situations à risque est plus que minime. Dans ce sens, cela confirme qu’elle améliore le niveau de sécurité sur la voie public. Ce qu’il faut plutôt comprendre dans ce rapport, c’est qu’il est pour le moment difficile de supprimer le volant d’une voiture autonome, respectivement de se passer d’un conducteur.

Il faut aussi voir le bon côté de ces interventions du conducteur. Elles permettent à Google de déceler des anomalies dans son système et de les corriger. À terme, le but du 100% fiable et du 100% sans accident sont donc parfaitement réalistes en persévérant sur cette voie de l’amélioration. Mais cela ne sera pas forcément simple non plus. En effet, la firme de Mountain View a réagi à ce rapport en déclarant que les incidents sont tellement rares qu’il est pratiquement impossible de repérer des schémas concrets de défaillances.

En généralisant l’expérience acquise par Google aux démarches que tous les constructeurs automobiles devront entreprendre s’ils veulent proposer une voiture autonome, on se rend compte que ce genre de véhicule ne roulera pas tout de suite sur nos routes. On comprend mieux que certains constructeurs soient pour le moment en train de proposer des solutions de conduite semi-autonome.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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