Les mini-citadines veulent conquérir le monde

Les mini-citadines ont connu leur heure de gloire dans les années 60. Aujourd’hui, elles reviennent en force, à une échelle mondiale.

C’est avec la Fiat 500 et la Mini Anglaise que les mini-citadines ont fait leur apparition dans les années 60. Devenus depuis des modèles iconiques, le genre a été renouvelé à partir des années 90 avec l’arrivée des Twingo, Smart et autres. Mais ce qu’il faut prendre en considération aujourd’hui, c’est que les mini-citadines veulent désormais conquérir le monde, qu’elles reviennent en force.

Nommée Kei cars au Japon, les mini-citadines ne peuvent pas dépasser les 3,4 mètres de longueur pour donner droit à des avantages fiscaux et des primes d’assurance réduites. C’est ce qui a poussé les constructeurs nippons à construire petit, mais aussi malin.

Même son de cloche en Inde où Tata a parié sur la Nano, une mini-citadine commercialisée à 1 800 euros dans le but de démocratiser le quatre roues auprès des revenus modestes.

Véritable univers de la démesure automobile, les États-Unis ont craqué pour les mini-citadines en adoptant la Fiat 500.
Pour finir, l’Europe n’est bien évidemment pas à la traine avec plusieurs marques qui continuent à faire perdurer les mythes de la Fiat 500, de la Mini et de la Twingo, mais aussi des nouveaux venus, comme Citroën, etc.

Si le marché des mini-citadines ne représente pour le moment que 7% du marché français, il est bon de noter que le segment a progressé de 3% depuis 2011, preuve que ce genre de véhicule séduit de plus en plus. Signe des temps, les entreprises seraient même en passe de craquer pour ces petits véhicules vu que leur prix de revient kilométrique (PRK) s’élève à 0,23 euro contre 0,25 euro pour les citadines du segment supérieur.

Sur ce marché des mini-citadines, quels sont les principaux acteurs ?

· En proposant sa Fortwo (deux places) et sa Forfour (quatre places), Smart lance une double offensive sur les mini-citadines. La marque du groupe Daimler vise toujours le créneau du véhicule urbain branché avec sa carrosserie bicolore et personnalisable. C’est ainsi que plus de 1,5 million d’exemplaires ont été vendus en 15 ans dans 40 pays, notamment en Chine qui représente désormais son troisième marché.

Avec leurs diamètres de braquage de 6,95 mètres et 8,65 mètres entre trottoirs et leurs longueurs de 2,69 et 3,49 mètres, la Fortwo et la Forfour possèdent un format idéal pour se faufiler dans la jungle urbaine. Disponible en versions 60, 71 ou 90 chevaux, avec une boîte manuelle ou automatique, elles sont respectivement proposées à partir de 10 895 et 11 555 euros.

· Devenue 5 portes, la Twingo mesure 3,59 mètres. Ce modèle de Renault affirme la French touch au travers d’éléments de personnalisation et de design, notamment certains clins d’œil aux premières générations de Twingo. Si ses volumes ne sont pas exceptionnels, sa maniabilité l’est par contre avec un rayon de braquage ultracourt.

Proposée à partir de 10 800 euros, la Twingo est disponible en versions 70 et 90 chevaux.

· Par le biais d’un partenariat, Citroën, Peugeot et Toyota proposent la C1, la 108 et l’Aygo. Similaires, les trois véhicules sont tout de même différents vu que chaque constructeur lui donne son propre style.

Citroën se la joue cartoon avec des optiques dédoublées au point de s’apparenter à un œil et à son sourcil, la C1 ose aussi le flashy. Pour sa 108, Peugeot mise plus sur le classicisme, bien qu’une série de carrosseries bicolores originales soit proposée. Toyota a pour sa part décidé de s’inspirer de l’univers des mangas pour son Aygo.

Équipées des mêmes moteurs de 68 ou 82 chevaux, du même châssis et de la même dimension, difficile de les partager hormis par le style et le prix. Les tarifs démarrent à 9 950 euros chez Citroën, 10 150 euros chez Peugeot et 10 500 euros pour Toyota.

· Impossible de ne pas citer la Mini de troisième génération même si elle n’est plus véritablement une mini-citadine avec sa taille qui dépasse les 4 mètres. Disponible avec une motorisation de 95, 116 ou 136 chevaux, son surcroit de taille procure bien évidemment un surcroît de volume et de place, notamment pour les passagers arrière. Malgré cela, cette voiture donne toujours le sentiment d’être un kart, le confort en plus.

Plus de centimètres, plus de chevaux et donc logiquement plus d’euros vu que la Mini est proposée à partir de 21 100 euros.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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