Les OGM sont naturellement présents dans la nature !

Les opposants aux OGM mettent en garde contre les organismes génétiquement modifiés. En fait, ceux-ci existent déjà dans la nature.

C’est pratiquement depuis que l’on parle des OGM que les opposants aux organismes génétiquement modifiés dénoncent le risque de propagation des gènes entre les espèces. Alors qu’ils dénoncent l’action de l’homme, des chercheurs espagnols et français ont découvert que des insectes « volent » des gènes, démontrant ainsi que les OGM sont naturellement présents dans la nature.

Ce que ces chercheurs ont en fait découvert, c’est que certains animaux sont capables de modifier leur propre génome et sélectionnant naturellement des modifications pour lutter contre les maladies et autres transmises par d’autres espèces.

Si vous êtes une chenille, vous ne pouvez pas vous défendre d’une guêpe parasite. L’insecte va injecter plein d’œufs qui vont croître à l’intérieur de votre corps, qui vont se développer en larves au détriment de votre cadavre. L’étude révèle que des guêpes ont donné aux chenilles des morceaux d’ADN lors de ces attaques, c’est-à-dire en transformant les chenilles en organismes génétiquement modifiés.

Là où cela devient intéressant, c’est que les chenilles qui ont pu se défendre ont par la suite transmis cette modification à leur descendance en tant que protection contre le virus.

« La principale force de cette étude est qu’elle démontre clairement que le virus a été une source de transfert horizontal de gènes pour certains insectes », explique Michael Strand.

« Je ne pouvais pas y croire », confie le biologiste Jean-Michel Drezen, de l’Université François Rabelais de Tours, en évoquant la découverte que des chenilles ont pris des morceaux de virus de guêpe pour les réorienter pour leur propre protection. « Nous ne nous y attendions pas du tout ».

Cette découverte est importante, car elle indique que la modification génétique ne se limite pas uniquement à l’action humaine, qu’elle peut se propager entre les espèces. C’est pour cette raison que les chercheurs mettent en garde contre l’évidente possibilité que les modifications génétiques apportées par l’homme puissent être transmises involontairement à d’autres espèces.

Le Dr Louise Johnson, biologiste à l’Université de Reading, souligne que « cette étude est particulièrement claire et intelligente : les guêpes utilisent des virus pour attaquer les papillons, mais ces virus ont également permis aux papillons de voler des gènes chez les guêpes. Il est clair que les gènes volés sont utiles pour les papillons, alors, naturellement, le génie génétique naturel aide à survivre ».

Le Prof. Tim Benton, champion britannique de la sécurité alimentaire mondiale et professeur d’écologie des populations à l’Université de Leeds, a déclaré : « cette étude montre l’exemple du papillon, au cours de son histoire évolutive. Si un gène muté transmet un effet bénéfique pour l’animal ou la plante, il est souvent conservé pour de bon. Cela indique que les OGM « naturels » existent ou, en d’autres termes, que les organismes porteurs de gènes d’autres espèces ne peuvent pas être si anormaux après tout. Les opposants aux OGM soutiennent parfois que le transfert de gènes entre organismes n’est pas naturel et viole donc les principes éthiques. Cette nouvelle étude porte atteinte à cet argument en montrant que les OGM sont déjà présents dans la nature. »

Via :Telegraph

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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