Les oiseaux ont succédé aux dinosaures, pas précédés

L’apparition des oiseaux n’a pas précédé celle des dinosaures de 10 à 80 millions d’années, mais succédé à leur disparition.

Les travaux de 200 scientifiques de vingt pays viennent de chambouler notre compréhension de l’apparition des oiseaux. Alors qu’il était admis que les oiseaux dit « modernes » étaient apparus entre 10 et 80 millions d’années avant la disparition des dinosaures, leurs recherches démontrent qu’ils sont en réalité apparus « rapidement » après l’extinction des dinosaures.

C’est par une vaste étude génomique portant sur le séquençage de 48 grandes espèces aviaires (autruche, canard, faucon, perroquet, ibis, aigle, etc.) qu’ils ont réalisé 28 études, dont huit viennent d’être publiées dans la revue américaine Science.

Ces études démontrent que seules quelques espèces d’oiseaux ont survécu à l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années. Les autres oiseaux sont apparus après, dans une sorte de big bang qui a vu une évolution accélérée qui a permis l’émergence diversité aviaire spectaculaire en moins de quinze millions d’années.

Une des études réalisées permet de remonter à l’ancêtre commun aux oiseaux, aux crocodiles et aux dinosaures : les archosauriens.
Une autre étude démontre que le poulet partage davantage de similarités dans ses chromosomes avec les dinosaures, que les autres oiseaux.

Six études prouvent que certaines espèces d’oiseaux possèdent les mêmes gènes que les humains pour l’apprentissage des sons, mais aussi que plus de 50 gènes subissent des changements similaires avec l’activation des circuits cérébraux spécialisés dans l’apprentissage des sons de certains oiseaux avec ceux des régions de la parole dans le cerveau humain.

Le séquençage des génomes permet aussi de révéler, par la mutation de cinq gènes codant la production d’émail et d’ivoire, que les oiseaux ayant survécu aux dinosaures ont perdu leurs dents il y a environ 116 millions d’années.

Ce titanesque travail permet par ailleurs d’aboutir à un nouvel arbre généalogique des oiseaux, un arbre qui résout certains débats de longue date sur les liens de parenté entre les espèces et leurs origines. Il est désormais établi que les oiseaux aquatiques possèdent trois origines distinctes et que l’ancêtre commun des oiseaux terrestres était un grand prédateur.

Malgré la diversité biologique des oiseaux, cette recherche génomique a permis de découvrir que leur génome contient moins de gènes (14 000 environ) que d’autres grandes familles animales. Une étude a par exemple permis de découvrir que le génome des oiseaux a perdu des milliers de gènes au début de leur évolution, peu après avoir divergé des autres reptiles. « Ceci est intéressant, car on s’attend généralement à ce que l’innovation en matière d’évolution résulte de la création de nouveaux matériaux génétiques, pas d’une perte », souligne le professeur Zhang.

Il précise qu’après cette perte de gènes tôt dans leur évolution, la structure génomique aviaire est restée remarquablement stable pendant plus de cent millions d’années alors même que les mammifères ont parallèlement évolué de manière beaucoup plus importante.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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