Les réseaux de chaînes YouTube se disputent les jeunes talents du web

C’est en leurs promettant soutien juridique et annonceurs plus lucratifs que les réseaux de chaînes YouTube se disputent les jeunes talents du web.

À l’instar de l’humoriste Seb la Frite, « Pat la réalisation » ou « La chaîne de Jérémy » qui viennent de rejoindre Finder Studio, les réseaux de chaînes YouTube se disputent les jeunes talents du web.

En fait, un véritable business est né. Les YouTubeurs se font démarcher par les réseaux de chaînes YouTube dès que le succès pointe, avec les promesses d’un soutien juridique et d’annonceurs plus lucratifs que ce que propose automatiquement YouTube.

Alors que l’on compare les YouTubeurs à leur popularité sur les réseaux, on compare ces réseaux de chaînes également à leur audience. Finder Studio compte désormais une quarantaine de chaînes pour un total de 130 millions de vidéos vues par mois. Il arrive en troisième position derrière Mixicom (312 millions de vues par mois) et Wizdeo (200 millions de vues). Il s’agit donc d’un véritable business.

« Nous accompagnons les YouTubeurs qui, très jeunes, se retrouvent dans un tourbillon, doivent lire des contrats à 17 ans… Souvent ils ont arrêté leurs études pour se consacrer à leur chaîne à plein temps, mais beaucoup sont très mûrs », explique Virginie Maire.

« Les annonceurs sont de plus en plus conscients de l’intérêt de s’adosser à des talents du web. Mais le but n’est pas de transformer les YouTubeurs en hommes sandwiches », précise Matthieu Viala, le PDG de Makever.

Pour se financer, ces réseaux de chaines prélèvent au passe une commission. Ainsi les YouTubeurs partagent leurs recettes publicitaires, leur seule rémunération, avec YouTube qui perçoit près de la moitié au passage, sans oublier les 10 à 30% de leur réseau. Au final, il lui reste environ 1 euro pour 1 000 vues.

Si les réseaux de chaînes chassent les talents, eux ce font aussi chasser par des groupes intéressés par ces nouvelles opportunités. C’est par exemple le cas du groupe Webedia qui a récemment racheté Mixicom, pour plusieurs dizaines de millions d’euros, ou Rightster qui a payé 50 millions de livres pour Base79, sans oublier Disney qui s’est offert Maker Studios pour un milliard de dollars.

En fait, ce business est potentiel lucratif vu qu’une étude du cabinet Ampere révèle que les 100 plus gros réseaux de chaînes mondiaux fédèrent 100 milliards de vues par mois, soit 42% des vues sur YouTube !

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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