L’Europe s’attaque enfin aux pratiques anticoncurrentielles de Google

Après de nombreuses années d’enquête, l’Union européenne a enfin décidé de passer la vitesse supérieure au niveau des pratiques anticoncurrentielles de Google avec son moteur de recherche.

Pendant plusieurs années, chaque conférence de presse de Joaquin Almunia était l’occasion de poser la question de savoir où en était le dossier de Google. L’enquête aura duré près de cinq ans et aura nécessité le changement de commissaire à la Concurrence pour qu’il avance enfin.

C’est à mercredi dernier que cette longue attente a débouché sur la réponse tant attendue : oui, Google a bien des pratiques anticoncurrentielles avec son moteur de recherche, des pratiques qui pourraient lui valoir une amende de 6 milliards de dollars.

Dans l’attente de la suite du feuilleton, Google dit maintenant répondre aux griefs de la Commission européenne, il est bon de se rappeler que cette affaire avait démarré en 2009, lorsque la petite société française 1plusV avait débarqué à la direction générale de la concurrence.

Suite à cette ouverture de la révolte, les plaintes se sont multipliées au fil du temps, avec notamment des poids lourds qui se sont joints au mouvement, à l’instar de Microsoft.

C’est ainsi que finalement, il a commencé à se dire que « A Bruxelles, tout le monde a compris : Google n’échappera pas à une procédure contentieuse et à une possible grosse amende ».

Si l’enquête est achevée, l’affaire n’est pas pour autant close. La bataille ne fait que commencer. Pour preuve, il faut se rappeler de Barack Obama, en février dernier, qui avait déclaré que les États-Unis « avaient possédé l’internet » et que « les réponses européennes sont davantage dictées par des intérêts commerciaux ».

Comme chaque bon feuilleton, la suite au prochain épisode…

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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