L’extension du don de gamètes qui divise

Pour pallier au manque de gamètes disponibles en France, Marisol Touraine a étendu le don de gamètes, une décision qui divise les professionnels de la santé.

Selon le ministère de la Santé, « il faudrait 900 donneuses cette année », une déclaration qui intervient alors qu’il manque des gamètes disponibles en France.

C’est justement pour pallier ce manque que Marisol Touraine, la ministre de la Santé, a publié un décret ce jeudi 15 octobre, un arrêté qui étend le don de gamètes « toutes les femmes entre 18 et 37 ans et tous les hommes de 18 à 45 ans en bonne santé et n’ayant jamais eu d’enfants ».

Mais voilà, plutôt que de satisfaire les professionnels de la santé, cette décision divise.

Pour certains, comme le Dr Joëlle Belaïsch-Allart, vice-présidente du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français, ce décret est insuffisant : « le don d’ovocytes n’est pas aussi simple, que le don, tout aussi noble, mais beaucoup plus facile, de spermatozoïdes. Ce décret est une mauvaise réponse à une bonne question. Il est clairement insuffisant ».

Pour d’autres, par exemple le Pr Grynberg, chef de service de médecine reproductive à l’hôpital Jean-Verdier de Bondy, cet arrêté « va permettre d’ouvrir la porte à la conservation ‘sociétale’ des ovocytes ».

Cette crainte que le don d’ovocytes serve à reporter des grossesses est partagée par le Dr Letur, co-présidente du Groupe d’étude pour le don d’ovocytes. Selon elle, des dérives pourraient accompagner la banalisation des dons d’ovocytes : « Il ne faut pas que les donneuses fassent un don avec pour objectif de différer une grossesse. Attention à ne pas confondre le don et la conservation ».

Il est à préciser que les dons de gamètes permettent la naissance de 200 enfants en France chaque année selon les chiffres de l’Agence de biomédecine.

Votes
[Total : 0 votes en moyenne : 0]
PARTAGER
Article précédentYahoo! Mail : bye-bye les mots de passe, bonjour le Key Account
Article suivantDe la peau artificielle qui rendrait le sens du toucher aux porteurs de prothèse

Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here