Loi renseignement : lettre ouverte de la fondation Mozilla

Très à cheval sur les questions de sécurité des données personnelles, la fondation Mozilla a adressé une lettre ouverte pour dénoncer la Loi renseignement.

Alors que la Loi renseignement promulguée par le gouvernement français dote l’Hexagone d’une palette d’outils de récolte d’informations, la fondation Mozilla, très à cheval sur les questions de sécurité des données personnelles, a tenu à donner son avis par l’intermédiaire d’une lettre ouverte.

Le ton de cette lettre est bien évidemment plus que mitigé.

Pour commencer, la fondation regrette la décision pratiquement unilatérale adoptée par le gouvernement, le fait que « aucune consultation des parties prenantes en présence n’a été menée ».

Mozilla fait également savoir que les contours de la loi semblent trop flous selon elle, estimant que « les modalités exactes de ce projet de loi semblent changer fréquemment » et que « les discussions menées secrètement, à huis clos, aboutissent rarement à une législation forte ».

La fondation souhaiterait qu’un débat public soit lancé afin que chacun puisse faire part de ses réflexions sur le projet de Loi renseignement.

Mozilla ne cache pas que l’attitude du gouvernement est « une violation disproportionnée de la vie privée et fragilise la confiance nécessaire au fonctionnement d’un internet ouvert ».

Elle estime par ailleurs que l’analyse des échanges et des métadonnées « constituent une menace pour l’infrastructure d’internet, la vie privée des utilisateurs, ainsi que pour la sécurité des données et le commerce en ligne », ce qui va à l’opposé de la volonté première de protéger les populations.

Pour finir, la fondation Mozilla n’omet pas de souligner le manque de transparence sur la mise en œuvre de cette surveillance. « Cette disposition oblige les entreprises à permettre une surveillance gouvernementale de l’activité en ligne de tous leurs utilisateurs, à la recherche d’un ensemble obscur de motifs comportementaux suspects ». La fondation exige que le gouvernement français évite de mettre en opposition confidentialité et sécurité, deux valeurs qui devraient au contraire se renforcer mutuellement.

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Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

1 COMMENTAIRE

  1. Ce sujet ne fait réagir que ceux qui ont des choses à cacher.
    Mozilla joue le côté sécurité, mais, n’importe quel gouvernement s’en tamponne de l’avis d’un éditeur de logiciel, libre ou non.

    Sachant que la Loi est clairement définie et que seul ses détracteurs parle de flou, elle n’est applicable que lorsqu’il y à suspicion de terrorisme.
    Par ailleurs, le fait que les Avocats critique la loi et demande des gages, qui leurs ont été accorder, montre très bien que les coupables, et ceux qui les défendent ont grand intérêt à ce que leurs péchés ne soit pas divulgué.

    C’est une honte à la profession. Lorsque l’on est coupable on l’est et on assume. Que ce soit les politiciens jusqu’au dealer, en passant pas les bobos avec leurs faux permis bulgare etc. Seul le coupable, réclame que l’on écoute pas ses conversations lorsqu’il y a suspicion.

    S’il n’y a pas de problème, l’écoute est arrêté, alors a quoi bon en faire tout un plat ?

    Quel bande de faux ***

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