L’échec au rachat de Lyft, un autre indicateur de la crise du VTC

Uber qui jette l’éponge en Chine et maintenant Lyft qui ne réussit pas à trouver un acheteur, ce sont autant de faits qui démontrent que le marché du VTC est en crise.

Les démêlés d’Uber avec les taxis ne sont pas encore tous calmés, que l’entreprise de VTC lance de nouveaux services, comme l’application UberEats pour livrer des repas. Dans un climat fait de grèves de protestation contre la firme californienne, la situation du marché des voitures avec chauffeurs semble être en crise.

C’est typiquement ce qu’a démontré la bataille perdue par Uber en Chine avec la revente de ses opérations à Didi en échange d’une participation de 20 % dans la nouvelle entité. Aujourd’hui, le fait que Lyft n’a pas réussi a trouvé un acheteur parmi les très nombreux acheteurs possibles est une autre preuve de cette crise.

Dans le but de mieux concurrencer Uber, Lyft a en effet démarché sans succès toute une série d’acheteurs possibles. D’après le New York Times, des poids lourds tels qu’Apple, General Motors, Google, Amazon, et même le chinois Didi Chuxing ne se sont pas montrés intéressés. Est-ce que la valorisation évaluée à 5,5 milliards de dollars pose problème ? Les discussions les plus sérieuses auraient été menées avec GM, qui avait investi 500 millions de dollars dans la société en janvier, mais sans jamais présenter d’offre écrite. « On ne manque pas de rumeurs contradictoires dans le secteur, et nous ne les commentons pas », a répondu une porte-parole de Lyft.

Un marché concurrentiel et peu rentable

Que cela soit l’échec d’Uber en Chine ou l’échec de Lyft a trouvé un repreneur, ces désillusions démontrent toute la difficulté qui existe à vouloir opérer sur le marché du VTC, un marché très concurrentiel et peu rentable. Cela ne signifie bien évidemment pas qu’Uber, Lyft et les autres entreprises actives dans ce secteur vont mettre la clé sous le paillasson. Cela démontre simplement que le marché est en crise entre des acteurs qui cherchent à atteindre une certaine rentabilité.

C’est certainement pour cette raison qu’Uber tente déjà de se diversifier, que cela soit dans la livraison de nourriture ou le VTC assuré par des voitures autonomes. Dans tous les cas, le but recherché est de trouver de nouveaux vecteurs de croissance, de nouveaux revenus plus rentables.

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