Les machines à capsules Nespresso sont aussi des nids à bactéries

C’est en cherchant des bactéries capables de résister à la caféine que des chercheurs ont en fait découvert que les machines à café sont colonisées par des bactéries. Jusqu’à 67 souches. Cela laisse songeur.

L’idée de Cristina Vilanova, Alba Iglesias et Manuel Porca, des scientifiques de l’université de Valence (Espagne), était d’élaborer des procédés de décaféination plus naturels. C’est pour cette raison que ces chercheurs ont étudié des machines à café, dans l’espoir de trouver des bactéries capables de résister et surtout de dégrader la caféine.

En raison des paramètres très standardisés des machines à café à capsules Nespresso, ils ont choisi les machines chères à George Clooney, sans aucune arrière-pensée. Leur surprise a été grande.

Jusqu’à 67 souches de bactéries

Comme ils l’écrivent dans l’étude qu’ils ont publiée dans la revue Scientific Reports, ils ont eu la surprise de découvrir jusqu’à 67 souches de bactéries, selon les modèles de machine. Ils ont ainsi identifié : la Brevundimonas, la Cloacomonas, la Pseudomonas, la Enterococcus …

Les chercheurs ont aussi découvert que la colonisation se fait à partir du bac de récupération des capsules. Mais le plus surprenant, est que la propagation des bactéries aux autres compartiments ne met pas plus de trois semaines : une vitesse de colonisation des micro-organismes surprenante. En effet, « la caféine est un alcaloïde connu pour ses propriétés antibactériennes », expliquent les chercheurs.

Penser à désinfecter sa machine à café

Si les noms Brevundimonas, Cloacomonas, Pseudomonas, Enterococcus …, ont de quoi faire peur, il est tout de même bon de souligner que les chercheurs ne concluent nullement à quelconque risque pour la santé. Ils suggèrent tout de même qu’il serait bon de veiller à un entretien régulier de sa machine à café en ajoutant une étape de désinfection aux habituelles tâches de commande de capsules, de leur recyclage, et du détartrage de la machine.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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