Macholand.fr : un site pour épingler le sexisme public

Le site Macholand.fr se présente comme une plateforme anti-sexisme. Mais attention, pas pour les dérapages sexistes d’un oncle ou autre lors d’un repas de famille : pour épingler les propos misogynes publics qui ont valeur normative.

Capture d'écran du site, mercredi à 08h18.
Capture d’écran du site, mercredi à 08h18.

À l’instar de François Hollande et « ces femmes qui lui gâchent la vie » à la une d’un hebdo, d’un opérateur qui vante sa fibre optique qui permet de télécharger « aussi vite que votre femme change d’avis » ou encore cette ministre à qui on demande si elle a été élue parce qu’elle est « belle », le sexisme est omniprésent dans notre quotidien. C’est justement cette misogynie publique que le nouveau site Macholand.fr veut dénoncer, une plateforme qui se définit comme anti-sexisme.

Comme l’explique Caroline De Haas, l’une de ses fondatrices, « Notre plateforme vise à organiser la résistance au sexisme en permettant à chacun et chacune, en quelques secondes, d’initier ou de participer à des actions sur Internet et les réseaux sociaux ».

Le but de Macholand.fr est d’épingler le sexisme public, comme cet élu UMP qui s’est vu retiré 1 400 euros d’indemnité pour s’être évertué à appeler la vice-présidente de l’Assemblée Sandrine Mazetier d’un « Madame le président », les 142 députés de droites qui ont soutenu aveuglément leur collègue, le maire d’Elne (Pyrénées-Orientales) qui a préféré renommer des rues censées rendre hommage à des femmes célèbres par des noms de montagne ou encore le spot publicitaire de la marque Ariel qui a oublié que les hommes font aussi la lessive. De fait, les dérapages sexistes d’un oncle ou autre lors d’un repas de famille ne sont pas visés, le but du site est vraiment de cibler les propos misogynes publics qui ont valeur normative.

Une riposte est bien évidemment prévue. Tous les internautes, via un simple clic, peuvent contribuer à envoyer le « guide de féminisation des noms » ou autres publications aux personnes concernées, que cela soit par e-mail ou par des posts sur les réseaux sociaux. Rien de méchant, mais du suffisamment démonstratif pour inciter à réfléchir.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

1 COMMENTAIRE

  1. Le site a été saturé dès son lancement… Par ailleurs j’ai vu le trailer de lancement : il contient les clichés sexistes qu’il dénonce mais utilise lui même des clichés sexistes pour cette dénonciation… Par exemple le cliché de la femme fatale qui se rebelle avec le gun ou le fusil à pompe… Cette femme est censée dégommer le sexisme mais elle est elle même le cliché sexiste de la « femme qui ne se laisse pas faire et qui faut pas faire chier »… Le problème est que le sexisme est tellement ancré dans les entrailles de la société qu’il est pratiquement impossible de l’éliminer. Les armes proposées par Macholand.fr sont elles même déjà sexistes. Subtilement et par corrélations obscures mais elles sont déjà profondément sexistes…

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