Un mariage entre Orange et Bouygues Telecom qui s’annonce très compliqué

Orange et Bouygues Telecom veulent tout autant se rapprocher, des négociations sont d’ailleurs en cours. Ce mariage s’annonce très compliqué à organiser.

Même si Orange et Bouygues Telecom parlent de « simples discussions préliminaires », la réalité est que les deux opérateurs sont officiellement en discussion en vue d’un mariage. Ce rapprochement, s’il ne capote pas avant, n’est pas pour tout de suite tant le chemin pour y parvenir semble long à la vue de tous les obstacles.

Pour commencer, il n’est pas certain que les autorités françaises, même européennes, voient d’un bon œil le passage de quatre à trois opérateurs mobiles en France. Il risque donc d’y avoir des réticences politiques.

L’autre opposition va se situer au niveau de la concurrence. Si le mariage se conclut, la part de marché de la nouvelle entité serait de plus de 50%, ce qui n’est tout simplement pas envisageable. À ce sujet, l’Autorité de la concurrence a déjà dit à plusieurs reprises qu’elle ne voulait pas d’un mariage entre Bouygues et Orange, ce qui créerait un groupe trop puissant.

Avant de parler mariage, les deux fiancés doivent donc trouver des solutions pour satisfaire tout le monde, notamment les autorités de la concurrence de Bruxelles. Parmi les scénarios élaborés, certains prévoient la découpe de Bouygues Telecom avec la revente à SFR et Free des fréquences et boutiques.

Plus délicat, il y a aussi le cas TF1. Est-ce que la chaine fera partie du mariage ? Cela semble peu probable vu la participation de l’Etat dans Orange. Cela pourrait poser un problème que France Télévision et TF1 soient sous la coupe de l’État.

En fait, pour le moment, ce mariage s’apparente plus à un château de cartes que le moindre coup de vent peut faire tomber. Les incertitudes sont énormes, à commencer par la volonté de la concurrence de participer au mariage.

Votes
[Total : 0 votes en moyenne : 0]
PARTAGER
Article précédentXbox One : pas de sortie de « Scalebound » en 2016, le jeu est retardé jusqu’en 2017
Article suivantFace à CarPlay et Android Auto, Toyota rejoint SmartDeviceLink

Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here