Mars Orbiter : succès pour le système D made in India

Là où la Chine et le Japon ont échoué, l’Inde a réussi à placer une sonde en orbite autour de Mars, une véritable démonstration du système D made in India.

Placé une sonde en orbite peut sembler banal vu que les États unis, l’Europe et la Russie y sont déjà parvenus. Pourtant, la tâche n’est pas aussi simple qu’il n’y parait vu que la Chine et le Japon ont pour le moment échoué. La mise en orbite de la sonde indienne Mars Orbiter est donc une prouesse vu qu’elle place l’Inde à pied d’égalité avec les grandes nations spatiales. Les scientifiques indiens célèbrent la mise en orbite réussie d'une sonde autour de Mars.

Mais plus que simplement la réussite de cette mise en orbite, c’est surtout la manière d’y parvenir qui est à mettre en exergue. En effet, à contrario des missions des autres pays, la mission indienne a été mise sur pied très rapidement et à coût très réduit. Comparativement, le programme de la sonde américaine Maven a couté 524 millions d’euros à la NASA alors que le coût de Mars Orbiter n’est que de 55 millions d’euros.

Pour obtenir une telle différence, les ingénieurs de l’Indian Space Resarch Organisation (ISRO) ont simplement appliqué les principes du « jugaad », un principe de vie typiquement indien qui s’apparent au système D. Pour illustrer ce principe, il suffit de considérer que c’est une fusée peu puissante qui a servi à lancer la sonde, mais aussi que cette sonde a ensuite passé un mois en orbite autour de la Terre simplement pour prendre assez de vitesse afin de s’échapper de la gravité terrestre.

Pour accomplir la mission de Mars Orbiter, l’Inde a donc su innover, trouver des solutions radicalement nouvelles et économes en matières premières et énergies.

Il est encore à souligner que le but de la mission Mars Orbiter est de mesurer la présence de méthane dans l’atmosphère martienne, ce qui pourrait éventuellement accréditer l’hypothèse d’une forme de vie primitive sur cette planète. Selon les analyses du robot Curiosity, Mars n’aurait pas de méthane dans son atmosphère.

Votes
[Total : 0 votes en moyenne : 0]
PARTAGER
Article précédentParrot Zik 2.0 devient toujours plus tactile et connecté
Article suivantCNRS : la médaille d’or 2014 pour Gérard Berry

Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here