Messenger : est-ce que Facebook joue avec le feu ?

Selon les forums, les utilisateurs de Facebook n’aiment pas Messenger. Est-ce que le réseau social ne jouerait pas avec le feu ? Les utilisateurs n'aiment pas Messenger, mais Facebook s'en fiche. Peut-être à tort

L’application Messenger a beau être l’application la plus téléchargée de l’Apple Store américain depuis le mois de juillet, cela ne signifie pas pour autant que les utilisateurs l’apprécient. Pour s’en convaincre, il suffit d’aller sur les forums ou sur Twitter.

De fait, le nombre de téléchargements de Messenger ne reflète pas l’appréciation des utilisateurs, mais simplement l’obligation des utilisateurs de télécharger cette application pour pouvoir continuer à communiquer avec ses amis, hormis le fait de consulter le site mobile via un navigateur internet.

Malgré le mécontentement des utilisateurs, Facebook semble convaincu que son application est un grand succès vu que le réseau social publie que « les utilisateurs envoient plus de photos, de vidéos et d’autocollants avec Messenger. Ce qui suppose qu’ils en tirent une meilleure expérience. Avec ses 12 milliards de messages échangés par jour sur Messenger, Facebook veut concentrer ses efforts sur l’application et zapper la maintenance du code d’une version parallèle sur l’application principale ».

Alors que la stratégie de Facebook est de « gagner de l’espace sur l’écran », ce procédé pourrait se retourner contre lui. Selon The Daily Dot, « Forcer ses utilisateurs à télécharger une tout autre application pour profiter d’un service dont ils se servaient déjà peut fonctionner à court terme, puisque ces derniers y sont contraints. En revanche […] Messenger ne bénéficie pas de la popularité réelle dont a besoin une application pour subsister ».

De fait, tant que les utilisateurs toléreront Messenger, cela ira, comme c’est le cas pour tous les autres défauts du réseau social. Le seul bémol est que Facebook suscite de nombreuses polémiques ces derniers temps, que cela soit cela sa politique rigoureuse du « vrai nom », des expériences sociales menées à l’insu des utilisateurs, ou autres. De fait, The Daily Dot conclut en affirmant que « Facebook, ces dernières années, a montré un désintérêt croissant pour sa communauté, en dépit du slogan « People first », comme le démontre le déploiement de Messenger. Cela pourrait être sa perte, quand une communauté s’agite, elle peut se retourner contre ses maîtres ».

Même s’il semble tout de même prématuré de prédire le déclin de Facebook, il est bon de souligner que certaines classes d’âge commencent à se désintéresser du réseau social au profit d’autres solutions.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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