Mission Rosetta : des bips de Philae ?

Le robot Philae n’a toujours pas repris contact. Plus le temps passe, plus les chances qu’il communique à nouveau s’amenuisent. Alors que les ingénieurs resteront à l’écoute jusqu’à la fin janvier, deux bips reçus maintiennent l’espoir.

Posé à la surface de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko depuis le 12 novembre 2014, le robot Philae n’a plus donné signe de vie depuis le 9 juillet 2015. Est-il encore en état de fonctionner ? C’est ce que tout le monde espère.

C’est pour cette raison que la sonde Rosetta s’est rapprochée de la comète, dans le but de pouvoir renouer les communications. Malheureusement, alors qu’elle est à portée depuis le 10 novembre, Philae n’a toujours pas repris contact.

Vu que 67P/Tchourioumov-Guérassimenko est désormais en train de s’éloigner du Soleil, l’ensoleillement va diminuer, donc l’énergie disponible pour Philae aussi. C’est pour cette raison que les ingénieurs s’étaient donnés jusqu’à la fin de l’année ou le début de l’année prochaine pour espérer reprendre contact avec le robot. Leur but est de récupérer les informations qu’il n’a pas encore transmises et, idéalement, de le refaire travailler.

Comme il n’a toujours pas communiqué à la fin décembre, les espoirs qu’il communique à nouveau sont minces, mais pas impossibles. Pour ne négliger aucune chance de reprendre contact, les écoutes vont se poursuivre. « Les ingénieurs sont à l’écoute de Philae jusqu’à fin janvier », a confié Philippe Gaudon, chef de projet Rosetta au CNES à Toulouse.

Pourquoi tant d’espoir ? Parce que, dans la nuit du 21 au 22 décembre et celle du 25 décembre, deux bips ont été reçus alors que Rosetta était orientée vers les antennes de Philae. Il est donc possible que Philae tente de transmettre quelque chose, mais que, à cause de ces quelques secondes, la communication n’a pas le temps de s’établir. « Il nous faudrait trois minutes », précise le scientifique. C’est aussi pour cette raison que la sonde va encore se rapprocher de la comète dans les prochains jours.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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