Mission Rosetta : le mystère du vent a été résolu

Les scientifiques de la mission Rosetta pourraient avoir résolu le mystère de la poussière soulevée comme s’il y avait du vent.

Comment est-ce que de la poussière peut être soulevée par du vent alors qu’il n’y a pas d’atmosphère ? C’est l’un des mystères qui entourent la comète 67P comme le prouve certaines images. Désormais, cette énigme pourrait bien avoir une réponse.

C’est lors de la 46e conférence Lunar and Planetary Science Conference (LPSC) de The Woodlands, au Texas, que le Dr Stefano Mottola a expliqué ce phénomène.

Ce phénomène de trainées de poussière « soulevée » par le vent a été identifié sur différentes régions de la comète. Il est particulier visible autour des rochers qui semblent faire obstacle au vent.

Le Dr Mottola explique que « c’est incroyable », tous ces phénomènes sont orientés dans le même sens : du nord au sud.

Son équipe est arrivée à la conclusion qu’un processus d’éclaboussure est à l’origine de ces formations, un processus qui nécessite qu’un flux de particules tombe pour causer un soulèvement des grains de poussière de leur position d’origine. « Nous sommes partisans du fait que les particules qui tombent éclaboussent d’autres particules, sans nécessiter la présence de vent ».

Les trainées sont clairement visibles sur cette image de la caméra Osiris.
Les trainées sont clairement visibles sur cette image de la caméra Osiris.

Durant cette même conférence, le Prof Ian Wright, responsable de l’instrument Ptolémée, est revenu sur Philae, l’atterrisseur qui s’est posé sur la comète.

Alors que son arrivée sur Tchouri a été mouvementée avec plusieurs rebonds, qu’il a été privé d’énergie en raison de son emplacement à l’ombre, cela n’empêche pas les contrôleurs de la mission d’être optimiste sur son réveil alors que la comète se rapproche de plus en plus du soleil.

Bien qu’aucun signal n’ait encore été reçu du robot, le Prof Wright considère que la position de Philae pourrait être en fait un avantage. « Il est étrange que des personnes comme moi espèrent voir évoluer la comète alors qu’elle se rapproche du soleil et de s’imaginer que si Philae était à son emplacement prévu, il serait mort de chaud en mars ».

« Ce que nous voulons vraiment faire, c’est pouvoir observer pendant beaucoup plus longtemps, lorsque la comète est active. Eh bien, en effet, nous pourrions réaliser ce souhait. »

Une formation nommée « pebbles » (« cailloux ») ou « goosebumps » (« chair de poule ») qui pourrait être des blocs d'origine de la construction de la comète.
Une formation nommée « pebbles » (« cailloux ») ou « goosebumps » (« chair de poule ») qui pourrait être des blocs d’origine de la construction de la comète.

À l’heure actuelle, la comète 67P crache des gaz et de la poussière dans l’espace sous la forme de jets alors qu’elle se rapproche de plus en plus du soleil. Alors qu’elle se rapprochera, ses gaz gelés font se sublimer pour passer directement de l’état solide à l’état gazeux. Le gaz et les grains de poussière qui l’accompagnent doivent créer une atmosphère autour du noyau et une queue qui diffuse en continu derrière la comète.

« Nous pouvons commencer lorsque nous pensions que ce serait la fin. Il nous a fallu redéfinir certains des objectifs scientifiques pour correspondre à la nouvelle situation, une situation que nous ne pensions jamais atteindre », explique le Prof Wright, n’omettant pas de préciser que pour cela, il faut bien évidemment que Philae se réveille.

« Il y a plusieurs étapes entre le réveil, la communication, la recharge des batteries et la reprise des expérimentations ». « Nous n’avons aucune idée à quoi nous s’attendre quand il va se réveiller. Nous allons être très prudents dans notre planification, préparer pour une très petite quantité de puissance, ce qui exclut certaines choses. Mais s’il y a une erreur dans nos calculs, nous pourrions avoir plus de puissance, donc nous sommes assez prudents pour le moment ».

Votes
[Total : 0 votes en moyenne : 0]
PARTAGER
Article précédentLa NASA publie des images de l’éruption solaire la plus intense de l’année
Article suivantAperçue de l’éclipse solaire à Svalbard et sur les îles Féroé

Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here