Mission Rosetta : l’espoir que Philae se réveille jeudi

Après que Philae se soit mis en hibernation faute d’énergie, l’ESA espère que l’atterrisseur va se réveiller jeudi, si ce n’est pas encore fait.

Parce que ses harpons ne sont pas déclenchés comme prévu le 12 novembre dernier, Philae a rebondi lors de son atterrissage sur la comète Tchouri, des rebonds qui l’ont amené à une position pas très adéquate, vu qu’elle était à l’ombre. C’est ainsi que, faute d’énergie, le robot a dû se mettre en hibernation.

Depuis ce temps, la comète s’est rapprochée du Soleil et s’est réorientée, ce qui laisse à penser à l’Agence spatiale européenne (ESA) que les panneaux solaires de Philae pourraient désormais recevoir suffisamment d’ensoleillement pour qu’il puisse se réveiller. « Nous allons tenter de communiquer avec lui. Il peut se réveiller, mais Philae peut même l’être déjà », explique Philippe Gaudon, chef de projet de la mission Rosetta pour le CNES.

En effet, il faut préciser que l’émetteur-récepteur de Rosetta était inactif depuis la mise en hibernation de Philae et qu’il sera allumé ce jeudi. C’est entre 2h et 5h du matin que cette opération sera effectuée. De fait, si Philae est déjà réveillé, le robot répondra à Rosetta.

Philippe Gaudon précise que « Nous sommes optimistes sur le long terme, pas forcément sur cette première tentative ». « Nous allons lui demander dans un premier temps de ne pas fonctionner avec ses batteries rechargeables, mais d’utiliser directement ses panneaux solaires ». Cette demande pour économiser et mieux gérer son énergie lui sera transmise durant la journée. Pour cela, son logiciel de vol va être modifié à distance, une opération qui sera la troisième du genre.

Pour autant que Philae se réveille, il reste plusieurs inconnues, comme l’état des instruments qui ont dû subir des températures oscillant entre -70 et -170°C. À cela, il faut ajouter que la position du robot n’est toujours pas clairement définie.

Si tout se passe bien, Philae pourrait alors continuer ses missions scientifiques. Si 80% des objectifs scientifiques ont été atteints, il reste encore de nombreuses opérations à réaliser. « Nous aimerions qu’il prenne de nouvelles photos de son environnement pour essayer de voir son évolution. Puis nous aimerions faire un forage, pour cela il faut faire bouger la plateforme de Philae sur elle-même, sans bouger ses pieds. Nous l’avons déjà fait et cela avait marché », explique encore Philippe Gaudon.

À ce sujet, il est prévu qu’une réunion soit organisée le 24 mars à Paris pour décider de l’ordre des missions.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour,

    Je ne comprends pas bien les trucs scientifiques, mais je suis curieuse, pouvez-vous m’expliquer comment l’atterrisseur va se réveiller. Comment l’ESA communique-t-elle avec Rosetta et Philae ? Vous avez des explications techniques ?

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