Mission Rosetta : Philae a détecté des molécules organiques

Le module Philae n’est resté éveillé que 57 heures, ce qui lui aurait tout de même laissé le temps de faire de précieuses analyses, notamment de détecter des molécules organiques.

Suite à son atterrissage mouvementé sur la comète Tchouri, le robot-laboratoire Philae a fait deux rebonds, ce qui l’a positionné dans une anfractuosité qui le prive d’ensoleillement, donc d’énergie pour recharger ses batteries. Malgré cela, le module a pu travailler pendant 57 heures sur la comète.

C’est de cette manière qu’Ekkehard Kührt, directeur scientifique du projet Philae à l’agence spatiale allemande (DLR), annonce que « Nous avons recueilli beaucoup de données précieuses, qui ne pouvaient être collectées que par contact direct avec la comète ». Il précise que le module a pu « renifler » des molécules organiques à la surface de la comète grâce au chromatographe Cosac.

Les scientifiques doivent maintenant déterminer si l’échantillon a bien été examiné par l’analyseur de gaz, Ptolémée. Fred Goesmann, de l’Institut Max Planck de recherche sur le Système solaire, précise que « Nous n’avons pas actuellement d’information sur la quantité ni la masse de l’échantillon ».

Si les rebonds de Philae n’ont pas été une bonne chose, la bonne nouvelle est que cela a permis au module de prendre des images du site d’atterrissage prévu, Agilkia, mais aussi de son nouvel emplacement, ce qui permet aux scientifiques d’avoir des données de deux sites différents.

Ekkehard Kührt précise encore que les propriétés de surface des comètes « semblent être tout à fait différentes de ce qu’on pensait », expliquant que Tchouri est « dure comme de la glace ».

Maintenant que Philae s’est mise en veille prolongée, Stephan Ulamec, responsable de l’atterrisseur au DLR déclare que « Je suis très confiant que Philae reprendra contact avec nous et sera capable de faire à nouveau fonctionner ses instruments », un réveil qui devrait survenir d’ici quelques mois.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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