Mission Rosetta : silence prolongé de Philae

Qu’advient-il de Philae ? Personne ne le sait vu que le robot n’a plus donné signe de vie depuis dix jours. Les scientifiques craignent qu’il ait bougé !

« Aucun contact n’a été établi avec Philae depuis le 9 juillet », a annoncé l’Agence spatiale européenne (ESA). Ce silence prolongé de dix jours suscite certaines craintes auprès des scientifiques en charge de la mission.

« Nous sommes un peu inquiets », confie Manuela Braun, porte-parole du Centre de contrôle au sol de l’agence spatiale allemande (DLR). « Nous essayons de comprendre. Nous ne pouvons pas dire que Philae est mort, mais il semble envoyer des données à son propre rythme. »

En fait, ils pensent que le robot a pu être délogé de sa position par les jets de gaz et de poussière que la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko crache de plus en plus en se rapprochant du soleil. Si un changement de position aurait pu améliorer la situation de Philae, il aurait pu avoir tout autant un effet inverse. Et justement, les experts redoutent que ce changement de position ait rendu les antennes du robot inopérantes, ou modifié leur orientation.

« À plusieurs reprises déjà, nous avons eu peur que Philae ne se ranime pas, mais il l’a fait », tient à souligner l’ESA pour rappeler que ce n’est pas la première fois que Philae suscite des inquiétudes. Par exemple, début juillet, le robot était resté silencieux durant 15 jours.

En attendant, pour autant que Philae soit encore vivant, ce que tout le monde espère, il travaille de manière autonome.

Pour rappel, c’est le 13 août que la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko atteindra sa périhélie, c’est-à-dire le point de son orbite qui est le plus proche du soleil, à 186 millions de kilomètres.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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