Moteur de recherche : Google se fait attaquer en justice pour diffamation

Les suggestions faites par le moteur de recherche de Google ne sont pas du goût d’Albert Yeung. Le fait que son nom soit associé aux triades l’a poussé à intenter une action en justice contre la firme de Mountain View.

En tant que créateur de Emperor Group et propriétaire de l’un des plus gros studios de cinéma au monde, Albert Yeung n’apprécie pas du tout que le moteur de recherche de Google suggère le mot « triade » lorsque l’on recherche son nom, allant même jusqu’à suggérer les noms « Sun Yee On » et « 14K » sans la version en chinois.

Cette association de son nom aux triades, les fameux réseaux mafieux chinois, dérange tellement Albert Yeung, que le magnat a déjà déposé une plainte contre Google à ce sujet en 2009 et en 2012. Alors que Google a jusqu’à présent d’empêcher cette association de mot le concernant, un tribunal de Hong Kong a définitivement invalidé les arguments de Google en considérant que le moteur de recherche est responsable des résultats proposés par son algorithme. De fait, Albert Yeung compte désormais bel et bien attaquer en justice la firme de Mountain View pour supprimer cette association, mais aussi pour réclamer des dommages et intérêts pour « atteinte grave à sa réputation ».

Il est à noter que ce genre d’affaires n’est pas nouveau vu que la Haute Cour européenne de justice a déjà accusé d’antisémitisme Google pour le fait de suggérer le mot « juif » aux recherches faites sur plusieurs personnalités, une accusation qui avait entrainé une correction de l’algorithme. Alors, pourquoi pas dans le cas de l’affaire d’Albert Yeung ?

Albert Yeung, patron de Emperor Group, en 2009.
Albert Yeung, patron de Emperor Group, en 2009.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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