Musée d’histoire naturelle : le dinosaure Dippy doit céder sa place à une baleine bleue

Depuis 1979, l’apprécié dinosaure du Musée d’Histoire Naturelle accueille les visiteurs. La créature sera remplacée par une baleine bleue.

C’est depuis 1979 que Dippy accueille les visiteurs du Musée d’Histoire Naturelle. Il aura résisté au passage de six Premiers ministres, mais pas à l’arrivée d’une baleine bleue. En effet, le dinosaure va devoir être déplacé pour céder sa place au squelette d’une baleine bleue.

Le hall d’entrée du Musée d’Histoire Naturelle sera donc occupé par une baleine bleue, la plus grande créature sur terre. Il est prévu que la créature soit fixée au plafond et qu’elle plonge vers le bas, bouche ouverte, comme pour engloutir les visiteurs dans ses énormes mâchoires.

Sir Michael Dixon, le directeur du Musée, témoigne que beaucoup de personnes déplorent le départ de Dippy. Il espère pouvoir envoyer le dinosaure en tournée, afin que le diplodocus puisse être vu par beaucoup plus de gens à travers tout le pays. Une copie du diplodocus pourrait par contre se retrouver dans l’enceinte du Musée. « On s’inquiète de savoir où Dippy va », a-t-il déclaré. Il ajoute : « Beaucoup de gens ne réalisent pas qu’il n’est pas réellement un véritable dinosaure, alors que la baleine est une vraie chose. Je pense que c’est important. »

« Nous cherchons à produire un autre réplica qui puisse aller à l’extérieur. Dippy a toujours été au cœur d’un bâtiment, et hors contexte. Il faut le mettre dans le contexte de son propre temps ». « Nous examinons s’il est possible de faire une sorte qu’il puisse être vu par beaucoup plus de gens, pas seulement les personnes de Londres. »

Dès l’été 2017, en lieu et place de Dippy, c’est le squelette d’une baleine bleue femelle de 25 mètres, actuellement exposé dans la Galerie des mammifères, qui accueillera les visiteurs dans le Hintze Hall. Il s’agit du squelette d’une baleine qui s’est échouée à l’embouchure du port de Wexford, en Irlande, après avoir été blessée par un baleinier. Il est logé au Musée depuis 1891.

À l’époque, ce squelette avait été racheté pour 250 livres au marchand William Armstrong de la ville de Wexford. Sa première exposition remonte à 1938, lors de l’ouverture de la salle des mammifères.

« Comme il s’agit du plus gros animal connu à n’avoir jamais vécu sur terre, l’histoire de la baleine bleue nous rappelle l’ampleur de notre responsabilité sur la planète », explique Sir Michael Dixon. « Cela rend ce choix de spécimen parfait pour accueillir et captiver l’imagination de nos visiteurs, aussi pour marquer une transformation majeure du Musée. »

« En tant que gardiens de l’une des plus grandes ressources scientifiques du monde, notre but est de contester la façon dont les gens pensent le monde naturel. Cet objectif n’a jamais été aussi urgent. »

La baleine bleue est le plus gros animal à n’avoir jamais vécu sur terre. Ses 160 tonnes sont le double du plus grand dinosaure, l’Argentinasaurus, qui est estimé à seulement 70 tonnes. Grâce aux nouvelles technologies, il est prévu que les visiteurs puissent utiliser des smartphones et tablettes pour voir la créature s’animer dans le hall.

Un squelette de baleine dans la salle en 1901 (The Trustees of Natural History Museum, London)
Un squelette de baleine dans la salle en 1901 (The Trustees of Natural History Museum, London)

Dippy est la réplique quasi complète d’un squelette de Diplodocus carnegii découvert dans l’ouest des États-Unis en 1898. Il a été offert au Musée après que le roi King Edward VII ait vu une illustration du squelette original qui était au Musée d’histoire naturelle Carnegie de Pittsburgh. Il avait été réalisé en 18 mois, puis expédié en caisse en 1904, avant d’être inauguré en 1905.

Depuis 1960, la posture de Dippy a été modifiée deux fois pour refléter les changements dans la pensée scientifique sur la posture des dinosaures.
Les visiteurs du Musée disent qu’ils étaient tristes que le dinosaure quittait mais se réjouissent de la nouvelle installation.

Mary Urwin, 64 ans, a visité le musée depuis qu’elle était une petite fille. « Il y avait autrefois un éléphant dans la salle ». « Il est bien triste de le voir s’en aller, mais je suis impatiente de voir la baleine. »

Éléphant d'Afrique dans la salle centrale (The Trustees of Natural History Museum, Londres, 1910)
Éléphant d’Afrique dans la salle centrale (The Trustees of Natural History Museum, Londres, 1910)

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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