NASA : des jumeaux pour connaitre les risques de l’espace

Quels sont les risques à voyager dans l’espace ? La NASA compte répondre à cette question en utilisant des jumeaux.

Alors que l’on parle de voyage lointain dans l’espace, notamment vers Mars, ces vols habités sont compliqués à organiser en raison de toutes les inconnues qui existent. En effet, de nombreuses questions restent sans réponse au sujet des capacités des astronautes à passer autant de temps loin de la Terre.

C’est pour mieux connaitre les risques afin de les minimiser dans le futur que la NASA a mis sur pied une expérience inédite.

Une des phases de cette étude est d’envoyer un homme dans l’espace pendant une longue durée. Il s’agit en l’occurrence de l’astronaute américain Scott Kelly. Il a quitté la Terre le 27 mars dernier du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, en compagnie des cosmonautes russes Mikhaill Kornienko et Gennady Padalka.

Scott Kelly et Mikhaill Kornienko vont rester une année à bord de la Station spatiale international (ISS).

Pour son expérience, la NASA a fait également appel à Mark Kelly, un jumeau monozygote de Scott Kelly qui est resté sur Terre. En partageant le même génome, ces deux jumeaux sont des cobayes parfaits pour comparer l’effet de l’espace sur le métabolisme.

Pour ce faire, en même temps que son frère dans l’espace, les deux hommes seront régulièrement soumis à des examens médicaux. « Ce n’est qu’une paire de jumeaux, mais nous allons les observer avant, pendant et après le vol. À la fin, nous obtiendrons suffisamment de bons résultats pour être capables d’établir quelques conclusions statistiquement significatives », a expliqué Susan Bailey, biologiste de la Colorado State University.

L’objectif de cette expérience est de comparer l’évolution des caractéristiques biologiques des deux hommes, afin d’identifier l’impact des expéditions dans l’espace de longue durée sur la physiologie humaine. Normalement, les astronautes qui passent six mois dans l’espace montrent certains symptômes, par exemple des nausées, des somnolences ou des pathologies liées à la diminution de la pression. Après être passé 14 mois à bord de la station Mir, Valeri Poliakov avait également souffert de troubles d’humeur et de performances durant trois semaines avant de retrouver son état normal.

« La mission de Scott Kelly est critique pour faire avancer les projets de l’administration d’envoyer des humains pour un voyage vers Mars. Nous allons obtenir un nouvel aperçu détaillé sur les façons dont un vol spatial de longue durée affecte le corps humain », a expliqué Charles Bolden, administrateur de la NASA, dans un communiqué.

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