NASA : il y a de l’eau liquide sur Mars !

La NASA avait promis une importante au sujet de Mars pour cette fin de lundi après-midi. L’annonce en question est véritablement importante vu qu’il s’agit de la présence d’eau à l’état liquide sur la planète rouge !

Depuis que la NASA a annoncé vouloir faire une importante communication ce lundi en fin d’après-midi, à 17h30 heure de Paris, de nombreuses spéculations ont circulé au sujet de l’annonce de preuves de la présence d’eau sur Mars. En fait, l’agence spatiale américaine a même été plus loin en affirmant que de l’eau coule encore à l’heure actuelle, durant la saison chaude.

La preuve de la présence de cette eau a été apportée par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO). Des écoulements sur les flancs des cratères sont rendus possibles par une forte concentration en sels, ce qui permet d’abaisser la température de fusion de l’eau.

Comme l’a montré la NASA, les lignes noires d’environ 100 mètres de long, par exemple s’écoule sur les flancs du cratère Horowitz, sont justement des écoulements d’eau salée à la saison chaude.

Par rapport aux précédentes traces d’eau découvertes, les écoulements évoqués aujourd’hui sont très différents. Ils sont plus petits, ne creusent pas le sol, et surtout apparaissent en été et disparaissent en hiver, preuve irréfutable que le phénomène est non seulement toujours actif à l’heure actuelle, mais qu’il est aussi dépendant des variations de température. C’est ce qui fait immanquablement penser à un liquide et on pas à un effet du vent ou à de simples glissements de terrain.

« Le problème est que ces coulées sombres qui apparaissent en été sur les pentes chaudes des cratères font au maximum 5 mètres de large, or le spectromètre CRISM avec lequel nous travaillons n’a qu’une résolution de 18 m de large », a expliqué Marion Massé, post-doctorante au Laboratoire de planétologie et géodynamique de Nantes, et l’une des auteurs de l’étude publiée lundi après-midi dans la revue Nature Geoscience. Cela explique la raison pour laquelle qu’aucune signature spectrale de ces écoulements d’eau n’est pour le moment disponible.

Pour contourner le problème, le même point a été observé à différents moments, ce qui a permis de détecter les variations saisonnières.

« C’est de cette manière qu’en plein été martien, pendant la période d’activité des écoulements, on détecte des sels hydratés, des perchlorates, qui disparaissent ensuite en hiver », a précisé Marion Massé. Une preuve indirecte de la présence d’eau très salée.

« C’est une observation très intéressante, car la présence de sels explique comment de l’eau peut être liquide sur Mars, où la pression atmosphérique est beaucoup trop faible », a expliqué Nicolas Mangold, spécialiste de la géologie martienne au Laboratoire de planétologie et géodynamique de Nantes.

De la vie sur Mars ?

La découverte de cette eau à l’état liquide pose bien évidemment la question de la présence de la vie sur Mars.

Bien que la NASA laisse entendre que cela pourrait être le cas, la réalité pourrait être toute autre. Les sels contenus dans cette eau contiennent du chlore, un puissant antibactérien, ce qui signifie que la moindre trace de vie serait immanquablement « nettoyée ».

D’où vient cette eau ?

Une autre question est la provenance de cette eau.

L’hypothèse favorite des auteurs de cette étude serait un phénomène de déliquescence, c’est-à-dire que le sel contenu dans les sols absorberait l’humidité de l’atmosphère, comme le font les pastilles des déshumidificateurs, et se mettent à couler sous forme d’eau salée lorsqu’ils sont saturés.

Cette théorie reste bien évidemment à démontrer.

« C’est très intéressant », se réjouit Nicolas Thomas, spécialiste d’imagerie spatiale à l’université de Berne. « Ces zones d’écoulements saisonniers sont clairement devenues des cibles prioritaires pour les prochaines missions martiennes ».

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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