Netflix : aucun bridage, jusqu’à quand ?

À l’heure actuelle, Netflix ne souffre d’aucun bridage de la part des fournisseurs d’accès. La question légitime qu’il faut se poser est de savoir jusqu’à quand ? Netflix n'a pas été bridé par les FAI jusque-là

Comme le prouve l’indice de performance des FAI, les opérateurs français ne brident pas Netflix. Avec une moyenne de 3,38 Mb/s, c’est Numericable qui arrive en tête alors que Free ferme la marche avec 3,06 Mb/s. Il est bon de souligner que l’écart entre les opérateurs est faible et que les débits sont bons vu qu’ils sont supérieurs à ceux observés aux États-Unis.

La question qui se pose est de savoir ce que ces chiffres vont devenir lorsque le bridage sera activé. En effet, vu que Netflix représente jusqu’à 35% du trafic internet aux États-Unis, le même problème risque de se produire en France. À l’instar de YouTube, les FAI ont par exemple déjà mis en place un bridage qui fait que, à certaines heures, il est difficile pour ne pas dire impossible de visionner une vidéo en streaming. Dès lors cette même question de bridage au sujet de Netflix se pose.

Outre Atlantique, Netflix en était arrivé à signer des accords financiers avec les fournisseurs d’accès pour garantir à ses abonnés un accès correct au service, est-ce qu’il en sera de même en France voir est-ce que nos opérateurs nationaux auraient déjà conclu de tels accords avec la plateforme de SVOD ? À ce propos, on sait que c’est déjà le cas chez Orange, mais qu’en est-il des autres opérateurs ?

Alors que de nombreux utilisateurs sont encore en phase d’évaluation sur la base de l’offre gratuite, il est parfaitement possible que les bridages s’ils interviennent arrivent après cette période, c’est-à-dire d’ici quelques semaines. L’autre hypothèse serait que les opérateurs utilisent Netflix en tant qu’argumentaire pour leur box et, de ce fait, se feront un malin plaisir à maintenir les débits aussi hauts que possible, sans parler de la possibilité de négocier un arrangement financier.

Si tout va bien pour le moment au niveau des débits, il ne reste qu’à espérer que cela dure.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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