Netflix : les FAI français ne veulent pas pactiser avec le diable

Aucun des principaux fournisseurs d’accès internet français ne proposera Netflix sur ses box à son lancement, une attitude qui s’assimile à une volonté de ne pas pactiser avec le diable.

C’est le 15 septembre prochain que Netflix lancera son service en France. À l’heure actuelle, la seule chose qui est certaine c’est que les utilisateurs pourront accéder au service de vidéo à la demande via un ordinateur. Du côté des box, la situation semble pour le moment bloquée vu qu’aucun des principaux fournisseurs d’accès internet français n’a conclu d’accord avec l’entreprise californienne de VOD.

Alors que 78% du marché de la vidéo à la demande passe par les box, cette situation risque de pénaliser le lancement de Netflix en France.

La pierre d’achoppement entre les FAI et Netflix se situerait à plusieurs niveaux. Le tsunami dans le monde culturel français que risque de provoquer cette arrivée est le premier point, une attitude attisée par l’ex-ministre de l’Économie Arnaud Montebourg. L’autre point est plus terre à terre en étant purement pécuniaire. Le trafic généré par Netflix sera important et si la plateforme de VOD ni les FAI ne veulent payer pour ce trafic, surtout que la rémunération proposée par la firme américaine est très en deçà de ce que propose par exemple Canal+.

À tout cela, il faut encore ajouter les déclarations de certains, comme Canal+ et TF1, qui n’hésitent à dénoncer tout pacte avec le diable.
Alors que le mot d’ordre de Netflix est d’« être présent partout », cela s’annonce compliqué en France… jusqu’à ce que le premier signe. Après, tous les autres suivront.

Netflix lance son service de vidéos en France le 15 septembre.
Netflix lance son service de vidéos en France le 15 septembre.

Votes
[Total : 0 votes en moyenne : 0]
PARTAGER
Article précédentPanne régionale pour Free et SFR
Article suivantiPhone 6 : l’arrivée du NFC se précise

Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here