Netflix tente de se relancer avec Marco Polo

A priori à la peine dans certains pays, Netflix tente de relancer la machine en proposant la série Marco Polo, une des séries les plus chères du monde.

La plateforme de vidéo à la demande Netflix est en pleine expansion mondiale comme le témoigne ses récents lancements en France, en Autriche, en Belgique, en Allemagne, au Luxembourg et en Suisse. Malgré toute l’aura qui entoure le créateur de « House of Cards », les objectifs ne semblent pas être atteints.

Alors que Netflix ne communique pas ses chiffres par pays, il est difficile de connaitre réellement le succès rencontré par la plateforme. Selon Pascal Lechevallier, fondateur de What’s Hot, société spécialisée dans le consulting des nouveaux médias, « Même si Netflix ne communique jamais ses chiffres d’abonnés par pays, le sentiment, quand on échange avec la profession, c’est qu’ils sont allés un peu moins vite que prévu en France », et certainement aussi dans les autres pays. « Sur la base d’un objectif d’un million d’abonnés au bout d’une année, il devrait y en avoir 300 000 fin décembre. Or, Netflix serait plutôt entre 200 et 250 000 abonnés payants », précise-t-il.

Il faut dire que la voie royale de Netflix s’est quelque peu assombrie avec l’arrivée de sérieux rivaux, que cela soit Amazon qui propose sa propre offre de programme en streaming et des productions originales, ou le géant Time Warner qui a annoncé le lancement d’un service de streaming pour sa chaîne à péage HBO créatrice de séries à succès telles que Game of Throne ou Girls.

Preuve que tout ne va pas aussi bien que prévue pour Netflix, la valeur de son action est passée de 457 dollars à la mi-septembre, à 341 dollars au début décembre.

N’ayant réussi à capter que trois millions de nouveaux abonnés au dernier trimestre, ce qui porte tout de même le nombre total de ses souscriptions à 53,1 millions de personnes dans le monde, Netflix doit tenter de relancer sa belle mécanique alors que la plateforme doit être lancée en Australie et en Nouvelle-Zélande en mars 2015, et que les prochaines cibles pourraient être l’Europe du Sud et le continent asiatique.

Pour redresser la barre, Netflix a décidé de miser sur Marco Polo, une des séries les plus chères au monde. C’est à partie de vendredi, 08H01 GMT, que cette série aux décors spectaculaires et à ses acteurs inconnus sera disponible en intégralité dans la cinquantaine de pays où Netflix est présent.

Avec ses scènes les canaux vénitiens, les plaines du Kazakhstan ou en studios en Malaisie, des dizaines de décors somptueux et des centaines de figurants, cette série retrace les aventures du jeune Marco Polo à la cour de Kublai Khan, au XIIIe siècle en Chine. Même si Netflix ne donne aucun chiffre, la plateforme n’a pas non plus démenti le montant de 90 millions de dollars évoqué pour les 10 épisodes de la série. Comparativement parlant, le budget de sa série House of Cards est évalué à une centaine de millions de dollars pour deux saisons de 13 volets.

« C’est une grosse production, une grande fresque historique qui a pour ambition de toucher un public très large », commente Pierre Langlais, journaliste spécialiste des séries TV à Télérama. De son côté, le New York Times a récemment publié : « Marco Polo sera un référendum pour savoir si sa stratégie de contenus originaux fonctionne au niveau global ».

Il est certain qu’avec ses intrigues mêlant pouvoir, sexe et arts martiaux, la série Marco Polo va séduire les auditeurs de Netflix. Mais est-ce que cela va suffire à attirer de nouveaux abonnés ? À ce sujet, Pierre Langlais commente : « Je ne sais pas si Marco Polo est un cheval de Troie pour entrer en Asie, mais c’est un moyen d’asseoir la réputation de Netflix dans ces pays-là ».

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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