NETmundial : 900 participants condamnent l'espionnage sur internet

Instigué à l’initiative du Brésil, le sommet NETmundial de Sao Paulo s’est achevé sur la condamnation de l’espionnage sur internet.

C’est suite aux multiples scandales soulevés par les révélations de l’ex-consultant américain Edward Snowden, que ce sommet NETmundial a été instigué à l’initiative de la présidente brésilienne Dilma Rousseff. Son but était d’adopter une nouvelle gouvernance multilatérale pour un internet libéré de la mainmise américaine.

Ce sont ainsi quelque 900 participants, de plus de 80 pays du monde entier, qui se sont réunis à Sao Paulo pour ce NETmundial. La résolution finale indique par exemple que « La surveillance de masse et arbitraire mine la confiance dans l’internet », mais aussi que « La collecte et l’utilisation de données personnelles par des acteurs étatiques et non étatiques doivent être soumises aux lois internationales des droits de l’homme ».

Soucieux de s’affranchir de la tutelle des États-Unis sur l’internet, les participants se sont accordés sur le principe d’une gestion multilatérale du web pour réduire l’hégémonie américaine au niveau du contrôle et de l’hébergement des principaux organismes charger du NET, que cela soit l’administration des adresses, des noms de domaines, des normes ou encore des protocoles du web.

L’idée de cette approche multi-acteur est de proposer un réseau efficace et légitime dans le cadre d’un service responsable et transparent.

Alors que la signature d’un consensus semblait plus qu’improbable, le NETmundial a tout de même réussi le tour de force d’arriver à un « très bon document final », comme le souligne de nombreuses personnes, qui pourra servir de base pour aller de l’avant, même s’il n’est pas contraignant.

Le seul bémol, c’est que la neutralité n’a pas pu figurer dans la résolution finale.

Le NETmundial plaide pour l'émancipation du web
Le NETmundial plaide pour l’émancipation du web

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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