Nettie Stevens, la mère des chromosomes XY, honorée par un Doodle de Google

Il y a 155 ans naissait Nettie Stevens, c’est le Doodle que Google propose ce jeudi 7 juillet 2016. Cette généticienne est la mère des chromosomes XY.

La généticienne Nettie Stevens a droit à un Doodle de Google en cette journée du 7 juillet 2016. C’est à Cavendish (Vermont, États-Unis) qu’elle est née le 7 juillet 1861. Ce jeudi correspond donc à la célébration du 155e anniversaire de sa naissance.

Brillante élève au point de terminer le programme d’études de la Westfield Normal School en deux ans au lieu de quatre ans, elle obtient son diplôme d’institutrice en 1880 alors qu’elle n’est âgée que de 19 ans. Elle exercera la profession d’institutrice, puis de bibliothécaire, pendant 16 ans, le temps de mettre suffisamment d’argent de côté pour poursuivre ses études. Ce n’est donc que tardivement qu’elle a commencé sa carrière de chercheur scientifique.
La mère des chromosomes XY, la généticienne Nettie Stevens a droit à un Doodle de Google
Elle est âgée de 35 ans lorsqu’elle entame un cursus universitaire de biologie à l’université Stanford (Californie, États-Unis). Elle y obtient son Bachelor of Arts en 1899 et son Master of Arts en 1900. Elle poursuit ses études en cytologie au Bryn Mawr College. Elle est influencée par les travaux d’Edmund Beecher Wilson et de Thomas Hunt Morgan.

Son parcours professionnel l’emmène en Europe, notamment au laboratoire de Theodor Boveri à l’institut zoologique de Würzburg (Allemagne). Il s’agit d’un passage déterminant pour la scientifique vu que Welter Sutton et Theodor Boveri sont à l’origine de la théorie chromosomique de l’hérédité. Elle commence donc à se passionner pour ce sujet.

De retour aux États-Unis, elle obtient un poste au Carnegie Institute. C’est dans cette institution qu’elle travaille sur les facteurs de la détermination sexuelle. C’est en 1905 qu’elle découvre que la base de la détermination du sexe dépend de la présence ou de l’absence du chromosome Y.

Une scientifique dans une communauté très misogyne

À l’époque, la communauté scientifique était essentiellement masculine. Nettie Stevens a donc dû faire face à un monde très misogyne. C’est ainsi que sa découverte concernant le chromosome Y ne lui permettra pas d’être reconnu mondialement vu que les femmes, aussi brillantes soient-elles, devaient rester dans l’ombre des hommes. Elle est pourtant l’une des premières femmes à se voir reconnaitre pour ses contributions scientifiques.

C’est le 4 mai 1912, à Baltimore (États-Unis), que Nettie Stevens décède des suites d’un cancer du sein. C’est à cette généticienne que Google rend honneur avec un Doodle.

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Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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