Neutralité du net : une position de BlackBerry qui laisse perplexe

John Chen, le président de BlackBerry s’est exprimé sur la neutralité du net. Ses propos laissent perplexe.

L’épineux débat de la neutralité du net oppose principalement les fournisseurs de contenus, par exemple Google ou Netflix, aux fournisseurs d’accès internet. Cela n’a pas empêché John Chen, le président de BlackBerry, de donner l’avis de BlackBerry par le biais d’un post de blog.

Plutôt que de prendre position, John Chen propose une solution alternative, un compromis à la polémique qui agite les télécoms américaines. Entre les FAI qui réclament la possibilité de mettre en place des voies rapides et les défenseurs de la neutralité qui demandent que le réseau soit considéré comme un bien d’utilité publique, il propose de s’appuyer sur les dispositions déjà existantes concernant la bande de fréquence dite « C-block », attribuée en 2008 à l’opérateur Verizon. Cette bande de fréquence obéit en effet à certaines règles censées garantir la neutralité et la libre concurrence, ce qui pourrait être un modèle, selon John Chen.

Si cette proposition semble constructive, la seconde partie de son post est plus polémique vu que John Chen s’aventure sur un terrain beaucoup plus délicat, celui de la neutralité des applications. Il déclare par exemple que « toute tentative de législation autour de la neutralité du net doit s’appuyer sur une vision globale du marché mobile, en prenant à la fois en compte la neutralité des réseaux et la neutralité des applications ».

Si on a déjà entendu parler de la neutralité du net et de la neutralité des plateformes, John Chen aborde un nouveau thème. Là où son raisonnement coince, c’est que ces propos reflètent quelque part le parc d’applications de BlackBerry qui n’est pas capable de rivaliser avec ceux de Google et d’Apple.

En déclarant que « Tous les utilisateurs doivent pouvoir accéder aux contenus qu’ils désirent et les développeurs d’applications ne devraient pas être autorisés à discriminer certains systèmes d’exploitation », l’idée est certainement positive pour les utilisateurs. Mais qu’en est-il du reste de l’industrie ? En effet, comment imaginer qu’un système d’exploitation qui est sous la barre des 1% puisse raisonnablement attirer les développeurs ?

Sans se moquer de John Chen, son idée de neutralité des applications risque bien de faire long feu.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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