New Horizons a commencé à percer les mystères de Pluton

La sonde américaine New Horizons approche de plus en plus de Pluton. Elle a déjà commencé son travail d’observation en vue de percer les mystères de la planète naine.

Pluton, neuvième planète du système solaire avant d’être déclassée en planète naine, a été découverte en 1930. Vu qu’elle n’a pour le moment été observée que de la Terre et des télescopes spatiaux, on ne sait pas encore beaucoup de choses à son sujet.

On sait que Pluton possède cinq lunes, notamment Charon, qu’elle a une atmosphère formée d’azote et un système complexe de saisons, mais aussi que sa géologie est composée principalement de roches et de glace. La planète naine tourne autour du soleil en 247,7 ans.

Avec son diamètre de 2 300 kilomètres, Pluton est plus petite que notre Lune et sa masse est 500 fois plus faible que celle de la Terre.

Il est estimé que Pluton pourrait posséder un océan d’eau sous son épaisse couche de glace. Sa lune Charon pourrait posséder pour sa part une atmosphère.
« New Horizons est en route pour Pluton, la plus grande et la plus complexe des planètes naines de la ceinture de Kuiper », a lancé Alan Stern du Southwest Research Institute (SWRI) dans le Colorado (ouest), principal responsable scientifique de la mission.

Cela fait maintenant neuf ans que la sonde américaine voyage dans l’espace, dont 1 873 jours en hibernation pour ses instruments et ses systèmes électroniques. Elle a parcouru 4,8 milliards de kilomètres pour être désormais aux premières loges pour explorer Pluton. Elle a commencé ses observations le 15 janvier dernier et devrait survoler la planète naine plus près le 14 juillet prochain.

Alors que tout le monde attend impatiemment que New Horizons perce les mystères de Pluton et de ses lunes, la sonde a commencé à envoyer des images. Les clichés ne représentent pour le moment que des points lumineux dans l’espace, des cibles qui servent à guider le vaisseau vers sa destination.

Il est prévu que la sonde passe très précisément à 12 500 km de la surface de Pluton. « Cette rencontre du 21e siècle sera une exploration aux retombées […] sans équivalent depuis les missions Voyager dans les années 1980 », commente Alan Stern.

« Grâce à ce survol sans précédent en juillet prochain, nos connaissances de Pluton et de ses lunes vont s’étendre exponentiellement et je n’ai aucun doute qu’on va faire des découvertes passionnantes », a surenchérit John Grunsfeld, le patron des missions scientifiques de la NASA.

Pour ses observations, New Horizons dispose à son bord de sept instruments : des spectromètres à images infrarouge et ultraviolet, deux caméras dont une télescopique à haute résolution, deux puissants spectromètres à particules et un détecteur de poussière spatiale. La sonde dispose aussi d’un seul générateur thermoélectrique pour les alimenter.

La mission de New Horizons ne va pas s’arrêter à Pluton. Il est prévu qu’elle poursuive sa route en direction de la ceinture de Kuiper, un vaste amas de débris au-delà de l’orbite de Neptune laissé au moment de la naissance du système solaire, il y a 4,6 milliards d’années. Le télescope spatial Hubble a permis d’identifier trois objets potentiellement intéressants à observer, des objets que New Horizons pourrait aller scruter de plus près. D’un diamètre de 25 à 55 km, ils se situent à environ 1,5 milliard de km de Pluton.

Il est à souligner que la NASA propose aux internautes de soumettre des noms pour les lieux géographiques qui seront découverts sur Pluton et ses lunes. Des propositions peuvent être faites jusqu’au 24 avril.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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