Un nouveau cycle d’impression 3D a débuté à bord de l’ISS

Dans son compte-rendu hebdomadaire, la NASA indique que les membres de l’ISS ont démarré un nouveau cycle d’impression 3D dans l’espace.

La NASA vient tout juste de publier le récapitulatif hebdomadaire de l’expédition scientifique principale à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Dans son rapport pour la semaine du 27 juin, l’agence spatiale américaine relate plusieurs faits marquants.

Le fait le plus marquant a été la réinstallation de la première imprimante 3D en orbite dans le Microgravity Science Glovebox (MSG). Une fois que l’installation a été achevée, un nouveau cycle d’impression a commencé dans le but de produire des échantillons de démonstration de la technologie « 3D Printing in Zero-G ». Testée depuis 2014, l’impression 3D en microgravité est un peu particulière en raison d’un filament de plastique qui est chauffé à relativement basse température.
L'astronaute Jeff William de la NAA en train de documenter un échantillon imprimé à l'aide de l'imprimante 3D de l'ISS.
L’impression 3D dans l’espace est une technologie cruciale pour l’avenir de la conquête spatiale. Le but des tests menés à bord de l’ISS est de faire la démonstration qu’il est possible de fabriquer des pièces et des outils susceptibles d’être utilisés à bord de l’avant-poste spatial sans devoir les faire venir de la Terre. Il s’agit d’un processus essentiel dans le soutien des futures missions habitées, notamment en direction de Mars.

Les échantillons fabriqués à bord de l’ISS seront envoyés sur Terre afin qu’ils y soient testés. Ils seront comparés à des échantillons similaires qui n’auront pas été imprimés en microgravité.

Vue de l'intérieur de l'imprimante 3D alors qu'elle imprime un échantillon de test dans le Microgravity Science Glovebox.
Vue de l’intérieur de l’imprimante 3D alors qu’elle imprime un échantillon de test dans le Microgravity Science Glovebox.

Poursuite de la mission DOSIS-3D

Les voyageurs dans l’espace sont continuellement exposés à différents niveaux de rayonnement, des émissions qui peuvent être nocives pour leur santé. Étudier ces rayons est essentiel pour la santé des astronautes actuels et futurs. C’est pour cette raison que l’Agence spatiale européenne (ESA) a lancé la mission DOSIS-3D, un projet qui consiste à cartographier l’ISS du point de vue des radiations. Durant la semaine du 27 juin, les astronautes à bord de l’ISS ont donc poursuivi cette mission en relevant les données des différents capteurs.

Cette expérience vise également à étudier les possibilités de combiner différents capteurs pour réaliser les mesures en temps réel, une surveillance qui pourrait être aussi utile pour les personnes qui travaillent dans les centrales nucléaires sur Terre. Les résultats seront aussi utiles pour les équipages des avions commerciaux et militaires.

L’équipage de l’ISS poursuit sa mission d’information

Les astronautes à bord de l’ISS entretiennent depuis longtemps des liens privilégiés avec les étudiants du monde entier dans le cadre du programme « Radio on the International Space Station » (ARISS). C’est Jeff William qui a parlé à 300 étudiants du gymnase Justus-Knecht de Bruchsal (Allemagne).

Depuis le lancement du programme ARISS lors des premières expéditions à bord de la Station spatiale, de nombreux groupes d’étudiants ont pu tenir une conversation avec des personnes dans l’espace depuis des écoles, camps, musées et planétariums. Comme la station passe au-dessus d’eux à intervalles réguliers, ils ont entre cinq et huit minutes pour interroger les membres d’équipage entre 10 et 20 fois par session. Ce programme donne l’occasion aux élèves, enseignants, parents et autres membres de la communauté scientifique de se mobiliser autour de l’espace. En prévision de ces sessions de question/réponse, les élèves apprennent ce que sont les ondes radio, la radio amateur et étudient des sujets scientifiques connexes. Ils effectuent également des recherches pour préparer leurs questions.

Progrès pour les autres expériences scientifiques

Pour finir, la NASA rapporte également que les autres expériences en cours à bord de l’ISS ont également progressé. Il s’agit notamment de l’expérience Ex-HAM-Interstellar Carbonaceous Solids visant à identifier la composition chimique de la poussière interstellaire. Plusieurs échantillons ont été prélevés durant la semaine. Les projets Synchronized Position Hold, Engage, Reorient, Experimental Satellites (SPHERES) et Ultrasonic Background Noise Test (UBNT) ont également avancés.
L'astronaute de la NASA Jeff Williams travaille sur l'expérience SPHERES dans le module Kibo.

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Véritable touche à tout qui traine déjà derrière lui un long parcours professionnels dans le monde de la technologie, j'ai un jour décidé de me réorienter vers le journalisme par goût pour l'information et l'actualité. De fil en aiguille, j'ai été amené à écrire pour linformatique.org. Que cela soit la miniaturisation, les innovations ou l'amélioration des performances, ce qui concerne le progrès m'intéresse. Comprendre les choses, comme la création de l'univers, ce qui s'est passé au néolithique, ce qui compose une comète ou l'impact du génome sur une maladie sont très motivant pour moi en raison de l'impact de ces découvertes sur notre passé, notre présent et notre futur.

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