NSA : pas de téléphones cellulaires inviolables !

En écho au FBI, la NSA vient de déclarer qu’elle ne voulait pas de téléphones cellulaires inviolables !

Alors que l’intention d’Apple et de Google est de donner seulement à l’utilisateur la clé de cryptage de son téléphone cellulaire, le FBI, par l’intermédiaire de son directeur James Comey, avait en octobre dernier appelé pour qu’un tel dispositif ne soit pas mis en place en invoquant des fins terroristes ou criminelles.

Lundi, devant un auditoire d’experts en cybersécurité réunis en colloque à Washington, c’est au tour de l’amiral Mike Rogers d’entonner le même refrain. Le patron de la toute puissante NSA a en effet repris le cri d’alarme lancé par son homologue du FBI.

Pour l’amiral Mike Rogers, il ne faut pas que l’industrie commercialise des téléphones cellulaires inviolables. Le patron de la NSA espère qu’un compromis puisse être trouvé dans un « cadre légal » pour pouvoir permettre à la police ou aux agences de renseignement de pouvoir par exemple accéder aux données du mobile d’une personne visée par une procédure judiciaire.

Si les propos du patron de la NSA peuvent sembler légitimes, ils arrivent à un très mauvais moment vu que The Intercept vient de faire des révélations au sujet d’un vol massif de clé de cryptage de cartes SIM justement orchestré par l’agence américaine, avec son homologue britannique. Dès lors, évoquer un « cadre légal » sonne quelque peu creux alors que l’agence a largement abusé de ses prérogatives.

Face à cette méfiance légitime, les entreprises d’internet doivent trouver une solution pour rassurer les utilisateurs. Les révélations qui se succèdent ne sont pas là pour les rassurer ni les pressions gouvernementales pour empêcher la mise en place de cryptage réellement efficace.

En fait, comme de nombreux experts l’ont souligné, il n’existe pas réellement de demi-mesure. Laisser une porte dérobée pour les autorités, c’est laisser planer un doute sur la sécurité. La situation est d’autant plus inextricable que si les États-Unis demandent une telle solution, les autres États en feront de même, ce qui causerait un très gros casse-tête pour les entreprises.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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