Open Internet Project : une coalition contre l'hégémonie de Google

En s’unissant derrière la bannière de l’Open Internet Project (OIP), une coalition d’acteurs numériques européens compte bien contester l’hégémonie de Google.

Avec en première ligne des personnalités comme Benoît Sillard, PDG de CCM Benchmark Group (L’Internaute.com, Journal du Net, Comment ça marche…), Denis Olivennes, PDG de Lagardère Active (Europe 1, Le Journal du dimanche, Doctissimo, Elle…), Axel Springer (Bild, Die Welt, Auto plus, Aufeminin…) ou encore le syndicat des éditeurs de musique en ligne (Deezer, Orange, …), le syndicat des entreprises de tour operating, l’union des annonceurs, ce sont autant d’acteurs numériques européens qui ont rallié l’Open Internet Project (OIP), une initiative franco-allemande rassemblant des acteurs numériques européens.

Alors que l’OIP tiendra sa conférence inaugurale ce jeudi 15 mai à Paris, le sujet Google est au centre de toutes les attentions, notamment son hégémonie mondiale sur internet.

C’est dans ce contexte que l’Open Internet Project compte annoncer le dépôt d’une plainte contre Google pour « abus de position dominante » en raison de ses manipulations des résultats de recherches pour promouvoir ses propres services au détriment de ceux de ses concurrents.

Alors que l’OIT semble désormais avoir réussi à fédérer une large coalition d’acteurs numériques derrière sa bannière, les initiateurs du projet soulignent que tout n’a pas été simple, qu’il a fallu vaincre de nombreuses craintes et peur face au leader du marché qui détiendrait près de 90% du marché de la recherche en ligne en Europe.

Si Google n’a pour le moment pas réagi à la création de l’Open Internet Project, il n’en demeure pas moins que le groupe internet est très attentif à la situation vu qu’il affirme s’en tenir pour le moment à l’esquisse d’un accord amiable avec la Commission européenne pour répondre à ses préoccupations.

Alors que plusieurs poursuites sont déjà menées contre Google, l’action de l’OIT ne fait que rallonger la liste. Mais comme le souligne une source proche de l’exécutif français, la création de l’OIP contribuera peut-être à une prise de conscience européenne au sujet d’une stratégie commune est unanime, pas comme celle actuellement préconisée par le controversé Joaquin Almunia.

En attendant de savoir ce qui va se passer maintenant, il est en tout cas certain que la résistance face à l’hégémonie mondiale sur internet s’organise et que cette coalition va certainement toute faire son possible pour promouvoir un internet neutre, libre et ouvert.

Le commissaire européen à la concurrence, Joaquin Almunia, le 5 février, à Bruxelles.
Le commissaire européen à la concurrence, Joaquin Almunia, le 5 février, à Bruxelles.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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