Oracle vs SAP : débat autour du In-Memory

Créée pour accélérer grandement les traitements analytiques, tout en préservant le stockage en ligne pour les traitements transactionnels, l’option In-Memory d’Oracle est pourtant boudée par SAP.

Dévoilée en septembre dernier, c’est maintenant qu’Oracle officialise son option In-Memory, une technologie qui permet d’accélérer grandement les traitements analytiques en créant un stockage en colonne en mémoire, tout en préservant le stockage en ligne pour les traitements transactionnels.

Alors que Larry Ellison, le PDG d’Oracle officialise cette décision, on apprend que SAP se désolidarise de l’éditeur en préférant opter pour Hana, sa propre base, une solution hybride qui serait moins disruptive à ses yeux.

Selon Bernd Leukert, membre du comité exécutif de SAP, l’architecture imaginée par Oracle permet effectivement de se passer des couches de chargement et de stockage de données pour les applications analytiques, mais que les réplications à l’intérieur de la base engendrée par cette technologie produit une augmentation de l’empreinte totale utilisée par les jeux de données, et non le contraire comme annoncé par Oracle.

Dès lors, même si l’option In-Memory s’intègre au paysage de la base 12c « de manière transparente » comme l’assure Oracle, le fond du problème est que ce débat autour de l’In-Memory va priver Oracle des nombreux contrats amenés par SAP.

Le problème pourrait d’ailleurs même être plus profond encore, le fait que SAP adopte sa propre solution Hana peut également laisser à penser que l’éditeur allemand va se lancer dans la course des bases de données, un segment où il était absent jusqu’à maintenant. Le simple fait que Hana soit capable d’accueillir l’ERP de l’éditeur est tout un symbole des capacités du système, un message sans aucune ambiguïté.

Oracle face à SAP : la guerre du In-Memory est déclarée
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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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