Où se situe la frontière entre jouer à Darwin et jouer à être DIEU ?

Deux histoires récentes mettent en évidence la différence entre l’humanité et la science. Où se situe exactement la frontière entre les deux ?

Teddy est devenu le plus jeune donneur d’organe britannique en le faisant à l’âge de seulement 100 minutes. Alors qu’une maladie cérébrale mortelle lui était diagnostiquée, ses parents ont autorisé un prélèvement de ses reins et de sa valve cardiaque au profit d’un homme à 233 miles de là. Cette action s’apparente à de l’humanité.

Pratiquement en même temps, on apprend que des généticiens chinois ont pour la première fois modifié le génome humain dans le but de corriger des « erreurs » d’ADN susceptible de provoquer une thalassémie mortelle. Là, on parle de science.

Dans les deux cas, l’idée est bien évidemment de sauver des vies. Mais dans le premier cas, on l’aborde à la mode de Darwin, avec humanité. Dans la seconde, la science joue à DIEU.

Alors que la frontière entre les deux est très mince, il est bon de s’interroger sur l’aspect éthique de la modification génétique du génome humain et de toutes les conséquences que cela pourrait provoquer.

Et oui, en agissant de la sorte, ne serions-nous pas tentés, tôt ou tard, de choisir la couleur des yeux, sa taille, son intelligence, ou encore le physique d’un enfant à naitre ? Où serait la diversité qui caractérise l’être humain ?

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