Paléontologie : la grotte de Gorham met à mal de nombreuses hypothèses

Les nombreuses hypothèses concernant les Néandertaliens sont mises à mal ces derniers temps. Les découvertes faites dans la grotte de Gorham y contribuent pour beaucoup.

Traditionnellement, il était admis que les représentations abstraites et figuratives sur les parois des grottes étaient une innovation culturelle introduite par les humains modernes lorsqu’ils ont colonisé l’Europe. La découverte d’une gravure des Néandertaliens dans la grotte de Gorham, à Gibraltar, met à mal cette théorie.

Le motif gravé a été découvert sous une couche de sédiments remontant à 39 000 ans, une époque où la grotte était habitée par des Néandertaliens comme le prouve la découverte d’outils moustériens associés à ce groupe sous la même couche sédimentaire. Ce n’est que plus tard que les Homo sapiens ont remplacé leurs prédécesseurs dans ce lieu.

Grâce aux examens microscopiques, il a été possible de déterminer que ce motif gravé, formé de lignes horizontales et verticales, a été exécuté d’une manière délibérée vu qu’il est estimé qu’il a fallu entre 188 et 317 passages d’un outil très dur pour laisser la marque de ces sillons.

En découvrant que les Néandertaliens étaient capables d’abstraction, les chercheurs mettent une fois de plus à mal les précédentes hypothèses concernant l’homme de Néandertal en démontrant que les Néandertaliens étaient en fait plus proches de l’homme moderne que ce qui était habituellement admis.

Alors les Néandertaliens nous ont légué en moyenne 1,5à 2% de nos gènes, cela prouve qu’il y a bel et bien eu des croisements entre l’homme de Néandertal et l’homo sapiens. D’ailleurs, plutôt que d’être épisodique, de nouvelles études lassent à penser que les deux races auraient cohabité entre 2 600 et 5 400 ans, un temps « largement suffisant pour avoir des rapports humains et sexuels ».

De fait, plutôt que de dire que la culture apportée par l’Homo sapiens a « tout » supplanté, c’est une mosaïque biologique et culturelle plus complexe et subtile qui semble expliquer la cohabitation entre l’homme de Néandertal et l’homo sapiens.

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