Des paléontologues identifient un reptile marin géant purement écossais

Le Dearcmhara shawcrossi vient d’être identifié par des paléontologues. Il s’agit d’un reptile marin géant purement écossais qui a vécu il y a 170 millions d’années.

Des paléontologues britanniques viennent de répertorier le tout premier reptile marin écossais jamais identifié. Baptisé Dearcmhara shawcrossi, il s’agit d’un géant mi-crocodile mi-dauphin de plus de 4 mètres de long et vieux de quelque 170 millions d’années.

Cette découverte a été faite grâce à quelques ossements découverts par un collectionneur, Brian Shawcross, en 1959 sur une plage de l’île de Skye. Celui-ci a généreusement fait don de ses découvertes à l’Hunterian Museum de Glasgow. C’est ainsi que cette nouvelle espèce a été baptisée en son honneur, à savoir Dearcmhara pour « lézard marin » en du gaélique et shawcrossi pour son découvreur.

En examinant les fragments d’os du squelette, très incomplet, les paléontologues ont rapidement découvert qu’ils avaient devant les yeux quelque chose de rare : un fossile d’Ichtyosaure, une famille de poissons-lézards apparue avant même les dinosaures, il y a 250 millions d’années, et ayant peuplé les mers du globe jusqu’à il y a environ 90 millions d’années.

Il a également été découvert que la nageoire arrière de l’animal présentait notamment une large marque triangulaire, correspondant à l’attache d’un muscle et une profonde fosse d’insertion d’un ligament, un détail qui n’a jamais été observé ailleurs. En faisant cette constatation, les scientifiques ont découvert un reptile marin géant purement écossais.

L’Écosse de la période Jurassique n’avait pas grand-chose à voir avec celle d’aujourd’hui. À l’époque, l’île de Skye était en partie immergée et baignée par des eaux chaudes et peu profondes. C’est dans eaux que ce prédateur préhistorique, vraisemblablement très bon nageur, occupait le sommet de la chaîne alimentaire en se nourrissait de poissons et de lézards plus petits que lui.

« Sans Brian Shawcross, nous n’aurions jamais su que cet animal avait existé », souligne Stephen Brusatte, l’un des principaux auteurs de l’étude parue dans Scottish Journal of geology.

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