Pas forcément besoin d’aller sur Mars pour réaliser une mission martienne !

Dans le cadre de la mission MDRS Supaero Crew 164, six étudiants toulousains vont vivre une simulation d’une mission sur Mars de 15 jours. Même en restant sur Terre, la mission sera véritablement martienne.

À partir de samedi prochain, six étudiants de l’école d’ingénieurs de Toulouse ISAE-Supaero vont vivre pendant quinze jours comme s’ils étaient sur Mars. En fait, ils seront dans une capsule nichée au milieu du désert de l’Utah. Pourquoi un tel choix ? Parce que les conditions géologiques de l’emplacement sont proches de ceux de la planète rouge. L’objectif va être de recréer les contraintes psychologiques d’une véritable mission martienne.

Les participants à cette mission ont répondu à un appel de la Mars Society, une organisation internationale qui soutient l’exploration et la colonisation de la planète rouge. Comme on parle d’une planète hostile, les volontaires devront subir des conditions de vie extrême dans la Mars Desert Research Station, une capsule de huit mètres de diamètre qu’ils ne pourront pas quitter sans enfiler un scaphandre adapté.

Pour être réaliste, le quotidien obligera aussi à un rationnement de l’eau et de la nourriture. Une douche de seulement deux minutes est par exemple autorisée seulement tous les deux ou trois jours. Les communications vers l’extérieur seront également affectées d’un décalage.

La simulation est poussée à l’extrême vu qu’il peut même y avoir des « morts », par exemple en cas de dépressurisation du scaphandre ou si la réserve d’air est dépassée. Dans ce cas, un des participants sera éliminé de la simulation.

Pour s’occuper, les volontaires vont réaliser différentes expériences. Il va par exemple s’agir de tester des moyens de prendre des notes alors que le faire avec des gants n’est pas évident, ou évaluer des lunettes de réalité augmentée pour prendre des photos, etc.

Comme l’explique l’ISAE-Supaero sur son site, le but de cette mission, de cette recherche, est de collecter des informations pour préparer une véritable mission sur Mars. C’est pour cette raison que les données collectées seront par la suite utilisées par les agences spatiales, la NASA et l’ESA, pour préparer leurs futures missions habitées en direction de la planète rouge.

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Véritable touche à tout qui traine déjà derrière lui un long parcours professionnels dans le monde de la technologie, j’ai un jour décidé de me réorienter vers le journalisme par goût pour l’information et l’actualité. De fil en aiguille, j’ai été amené à écrire pour linformatique.org. Que cela soit la miniaturisation, les innovations ou l’amélioration des performances, ce qui concerne le progrès m’intéresse. Comprendre les choses, comme la création de l’univers, ce qui s’est passé au néolithique, ce qui compose une comète ou l’impact du génome sur une maladie sont très motivant pour moi en raison de l’impact de ces découvertes sur notre passé, notre présent et notre futur.

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