Philae aurait finalement rebondi 3 fois

Alors que l’ESA estimait que l’atterrisseur Philae avait rebondi 2 fois sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, les dernières analyses révèlent que cela serait plutôt 3 fois.

Alors que la position exacte du module laboratoire n’est toujours pas connue, l’Agence spatiale européenne (ESA) a une nouvelle fois méticuleusement analysé toutes les données fournies par Philae lors de son atterrissage historique. Au final, les scientifiques estiment désormais que l’atterrisseur s’est posé quatre fois, c’est-à-dire qu’il a rebondi 3 fois.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont repris toutes les informations, comme le fait que Philae avait un taux de rotation d’un tour toutes les 5 minutes lors de sa descente qui a duré 7 heures, celle qui a amené au premier atterrissage historique, sur une comète.

Le fait que la vitesse de rotation soit par la suite passée à une rotation toutes les 13 secondes laisse penser que Philae a tout d’abord fait un premier rebond.

Une nouvelle analyse révèle que, environ 45 minutes plus tard, entre le premier et le deuxième rebond, Philae « est entré en collision avec une caractéristique de surface, un cratère par exemple ». Ce choc, ce rebond, a porté la rotation de l’engin à environ un tour toutes les 24 secondes. Hans-Ulrich Auster, un des principaux chercheurs du magnétomètre du module, précise : « Ce n’était pas un touché comme le premier, parce qu’il n’y n’avait aucune signature d’une décélération verticale telle que mesurée lors du premier et du dernier touché […] Nous pensons que Philae probablement touché quelque chose avec un de ses pieds, peut-être un cratère, qu’après il a dégringolé ». Il ajoute que « Nous n’avons pas vu une simple rotation sur l’axe Z de l’atterrisseur, c’était un mouvement beaucoup plus complexe avec un signal fort dans la mesure du champ magnétique ».

Environ 55 minutes plus tard, Philae a fait un troisième rebond, celui qui était initialement considéré comme étant le deuxième. Il a atteint sa position finale 6 minutes plus tard.

En connaissant toutes les péripéties de cet atterrissage, il est d’autant plus remarquable que tous les instruments de Philae aient continué à fonctionner.

Votes
[Total : 0 votes en moyenne : 0]
PARTAGER
Article précédentQue faut-il retenir d’Android 5.0 Lollipop ?
Article suivantHayabusa-2 : décollage reporté de 24 heures

Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here