Philae : est-ce que le module est dans un cratère ?

Alors que cela va bientôt faire un mois que le module laboratoire Philae s’est posé sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, sa position exacte est toujours recherchée.

C’est le 12 novembre que Philae s’est posé sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko. Rapidement après l’euphorie de son atterrissage historique, il s’est avéré que le module laboratoire a rebondi plusieurs fois. Pratiquement un mois après son atterrissage, sa position exacte est toujours que supposée.

Vu que l’atterrisseur s’est endormi faute d’énergie, tous les espoirs de localiser Philae reposent pour le moment sur les épaules de la sonde Rosetta, qui est toujours en orbite autour de la comète. C’est à partir des clichés pris par la sonde que l’Agence spatiale européenne (ESA) montre l’emplacement où est supposé être Philae… quelque part sur le bord du cratère sombre à l’avant. « Les parois internes sont vues avec de certains détails. On pense que le site définitif de Philae pourrait être situé à proximité du bord de cette dépression. L’imagerie haute résolution obtenue est toujours analysée pour confirmer cela », déclare l’ESA.

Alors que cette hypothèse est basée sur les données recueillies par Philae lorsqu’il était actif, de récentes informations basées sur les champs magnétiques mesurés montrés où l’engin est susceptible d’avoir touché, peut-être en bordure du cratère, vu qu’il a dérivé durant deux heures sur la surface parce que ses harpons ne s’étaient pas déclenchés.

La distorsion au bas de cette image mosaïque de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko prise le 1er décembre 2014 a nécessité des ajustements de la rotation de la sonde Rosetta. Crédit : ESA/Rosetta/NAVCAM – CC BY-SA 3.0 d'IGO.
La distorsion au bas de cette image mosaïque de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko prise le 1er décembre 2014 a nécessité des ajustements de la rotation de la sonde Rosetta. Crédit : ESA/Rosetta/NAVCAM – CC BY-SA 3.0 d’IGO.

Les recherches de Philae se poursuivent. Dégager sa position dans un tel paysage encombré n’est pas une chose aisée. Pour ses recherches, l’ESA s’appuie avant tout sur les données qui ont été transmises dans le but d’estimer au mieux sa trajectoire.

Ces clichés ont été publiés alors que l’ESA est au centre d’une polémique au sujet de la divulgation des données de la mission, un débat qui s’agite entre des résultats de mission très ouverts comme ceux de Curiosity ou très fermés comme dans le cas du télescope spatial Hubble.

Malgré ce débat, Rosetta va poursuivre sa mission en continuant à transmettre des informations de la comète alors qu’elle se rapproche du Soleil, et cela au moins encore une bonne partie de 2015. C’est ainsi que des émissions de gaz sont visibles sur certaines images récentes de la comète.

Vue de 67P/Churyumov-Gerasimenko prise par la sonde Rosetta le 30 novembre 2014 qui montre le « cou » de la comète. Crédit : ESA/Rosetta/NAVCAM – CC BY-SA 3.0 d'IGO.
Vue de 67P/Churyumov-Gerasimenko prise par la sonde Rosetta le 30 novembre 2014 qui montre le « cou » de la comète. Crédit : ESA/Rosetta/NAVCAM – CC BY-SA 3.0 d’IGO.
Émissions de poussières et éruptions de gaz dans la région du « cou »de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko dans une mosaïque prise par la sonde Rosetta le 26 novembre 2014.. Crédit : ESA/Rosetta/NAVCAM – CC BY-SA 3.0 d'IGO.
Émissions de poussières et éruptions de gaz dans la région du « cou »de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko dans une mosaïque prise par la sonde Rosetta le 26 novembre 2014.. Crédit : ESA/Rosetta/NAVCAM – CC BY-SA 3.0 d’IGO.
Flux de gaz et de poussières de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko sur une mosaïque prise par la sonde Rosetta le 20 novembre 2014. Crédit : ESA/Rosetta/NAVCAM – CC BY-SA 3.0 d'IGO.
Flux de gaz et de poussières de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko sur une mosaïque prise par la sonde Rosetta le 20 novembre 2014. Crédit : ESA/Rosetta/NAVCAM – CC BY-SA 3.0 d’IGO.

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Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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