Philae : lorsque 20 ans de travail ne tiennent plus qu’en quelques minutes

L’épopée de Philae est une aventure qui dure depuis maintenant 20 ans. Malgré la longueur de cette histoire, elle n’a finalement tenu qu’en quelques minutes.

L’histoire ne retiendra certainement de l’épopée du module laboratoire Philae qu’il aura été le premier engin humain à se poser sur une comète. Ses résultats scientifiques seront par contre abondamment utilisés et diffusés. Pourtant, cet atterrissage du 12 novembre 2014, les analyses, photos et expériences faites une fois posées, n’est pourtant que la résultante de 20 ans de travail.

En effet, pour que cet atterrisseur réussisse son rendez-vous à plus de 480 millions de kilomètres de la Terre, des personnes ont conçu pendant 10 ans la sonde Rosetta et le module Philae, alors qu’il aura encore fallu 10 ans de voyage dans l’espace avant d’arriver à destination.

Pour Stephan Ulamec, le directeur du programme de l’atterrisseur Philae, c’est devant les caméras du monde entier que toute cette phase de préparation s’est résumée à quelques minutes : savoir si l’atterrisseur s’était correctement posé ou pas. « C’est maintenant qu’on se rend compte qu’il ne s’agissait pas d’une simulation de plus », explique-t-il. « Vous travaillez depuis 20 ans et il existe un risque que tout échoue, quelques minutes avant de se poser », ajoute-t-il encore.

De fait, tout ne s’est pas passé comme prévu vu que les harpons devant arrimer Philae ne se sont pas déclenchés et que l’atterrisseur a rebondi plusieurs fois pour finalement se poser à des centaines de mètres de la cible prévue.

Dès lors, s’agit-il d’un échec ou d’une réussite ? L’avenir nous le dira. Une chose est néanmoins certaine, il suffit de revoir la vidéo de l’attente de l’atterrissage pour comprendre toute la pression qui existait à ce moment, le fait que 20 ans de travail ne tiennent plus qu’en quelques minutes.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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