Philae n’a pas (encore) répondu à Rosetta

La première tentative de prise de contact avec Philae n’a pas abouti. Rosetta va encore essayer.

C’est depuis le 15 novembre dernier que le robot Philae, posé sur la comète 67P/Tchourioumov-Guerassimenko, n’a plus communiqué par manque d’énergie. Depuis ce jeudi 12 mars, les scientifiques tentent de reprendre contact avec l’atterrisseur.

C’est jusqu’au 20 mars que la sonde Rosetta va tenter, deux fois par jour, de réveiller l’atterrisseur. Pour la première tentative, effectuée cette nuit, Philae n’a pas répondu au signal émis par la sonde qui est en orbite autour de la comète.

Cette non-réponse n’est pas encore un constat d’échec. D’autres tentatives vont être faites.

Il faut dire que de nombreux facteurs entrent en ligne de compte. Pour commencer, pour pouvoir communiquer, il faut que Philae ait de l’énergie, c’est-à-dire que ses panneaux solaires reçoivent suffisamment d’ensoleillement. Vu que la comète ne cesse de se rapprocher du Soleil, ce problème devrait progressivement s’améliorer.

Une autre inconnue est la localisation exacte de l’atterrisseur. Caché dans un trou ou abrité par un rocher, il devrait là encore attendre plus longtemps pour pouvoir bénéficier d’un meilleur ensoleillement.

Pour finir, le froid extrême pourrait avoir endommagé l’électronique ou empêcher qu’elle fonctionne. Là encore, quelques degrés de plus pourraient faire toute la différence.

De fait, l’optimisme est de rigueur. Si Philae ne se réveille pas dans les jours qui viennent, c’est peut-être parce que son réveil se fera au mois d’avril.

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