Philae : se réveillera ou se réveillera pas ?

Lorsque Philae s’est endormi faute d’énergie, le mois de mars avait été évoqué pour son réveil. Maintenant qu’on y est, tout le monde s’interroge de son retour à la vie.

C’est le 12 novembre 2014 que le robot Philae était entré dans l’histoire spatiale en réussissant à se poser sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko. Après un atterrissage mouvementé, l’engin s’est retrouvé dans une situation plus précaire que prévue en étant privé de l’ensoleillement nécessaire à son fonctionnement.

Faute de rayon de soleil sur ses panneaux solaires, Philae s’est donc mis en hibernation une fois que ses batteries se sont retrouvées à court d’énergie. À l’époque, il avait été avancé que l’atterrisseur pourrait se réveiller au courant du mois de mars. Le 5 janvier dernier, Jean-Yves Le Gall, le président du Centre national d’études spatiales (CNES), a d’ailleurs exprimé l’espoir que Philae revienne à la vie « dès le mois de mars ».

Alors que nous sommes aujourd’hui au mois de mars, toute la communauté scientifique se pose anxieusement la question de savoir si Philae de se réveillera ou se réveillera pas.

En attendant de recevoir une bonne nouvelle de la surface de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, l’Agence spatiale européenne (ESA), et le Science Operation & Navigation Center (SONC) installé au CNES de Toulouse sont d’ores et déjà prêt à un éventuel réveil de Philae, notamment prêt à lui envoyer une nouvelle séquence de tests scientifiques.

Pour patienter jusqu’au le réveil de Philae, il est bon de rappeler que l’aventure de l’atterrisseur a commencé par un voyage de dix ans dans l’espace, en tant que passager de la sonde Rosetta. Lors de son atterrissage historique du 12 novembre, ses harpons censés l’arrimer à la surface de la comète ne se sont pas déclenchés, ce qui a fait que le robot a rebondi plusieurs fois avant de se poser à une position qui n’est pas encore exactement localisée. Ce qui est sûr, c’est qu’il est à l’ombre.

Grâce à son énergie embarquée, Philae a tout de même réussi à mener à bien les premières tâches qui lui ont été assignées pour le plus grand bonheur des scientifiques. Ne possédant plus de suffisamment d’énergie pour pouvoir fonctionner, le robot s’est ensuite mis en hibernation dans l’attente de plus d’ensoleillement.

Pour rappel, Philae est un atterrisseur autonome qui pèse une centaine de kilos. Il séjourne actuellement à une température avoisinant les -150°C alors que son électronique est prévue pour résister à -65°. Ce froid extrême contribue d’ailleurs aux inquiétudes au sujet de son éventuel réveil.

Pour pouvoir se réveiller, il faudra tout d’abord que Philae reçoive suffisamment d’ensoleillement pour pouvoir réactiver son ordinateur, ce qui lui permettrait de reprendre contact avec Rosetta, donc avec la Terre. Par la suite, il faudra plus d’énergie avant de pouvoir remettre en route les instruments scientifiques.

Pendant ce temps, la sonde Rosetta poursuit sa mission en orbite autour de la comète. Après un passage en rase-mottes le 14 février dernier, elle a pris un peu de distance alors que Tchouri commence à de plus en plus dégazer alors qu’elle approche du Soleil. On rappelle à ce sujet que c’est le 13 août prochain que la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko sera au plus près de notre astre solaire, à 186 millions de kilomètres alors qu’elle est actuellement à environ 390 millions de kilomètres.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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